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Publié par Alakbar.info

Mauritanie: d’une histoire de mosquée à l’assassinat d’un adolescent guinéen (Reportage)

Deux adolescents auraient reconnu au commissariat Ryad 2 avoir assassiné un adolescent guinéen à Nouakchott, a appris Alakhbar de sources informées. Salmane Diallo, un élève coranique de 10 ans a été sauvagement tué samedi 19 Avril à Riyad, un quartier de la banlieue Est de la capitale mauritanienne. Derrière le meurtre, il y aurait toute "une histoire de mosquée et de xénophobie".

Salmane apprenait le Coran à Nouakchott. Son cadavre a été retrouvé dans un dépotoir d’ordures. Il était entouré d’un couteau et des pierres entachés de sang.

Dans un ton triste, son maître coranique, Ibrahim Diallo, dira à Alakhbar: "Nous avons informé son père (, Ahmad Diallo, un commençant qui évolue en Angola) ".

Un jeune du nom de Moussa l’avait invité à une partie de football sur demande de ses assassins. «Quand je les ai vus le tirer de force j’ai compris qu’il s’agissait d’un piège, j’ai pris la fuite », a révélé Moussa au enquêteurs. Quant aux deux tueurs, c’était le temps des accusations mutuelles : « C’est toi qui l’a saisi…toi tu lui a bouché la bouche…mais, c’est toit qui l’a poignardé».

Des témoignages recueillis par Alakhbar estiment que "les deux jeunes tueurs ont été instrumentalisés" et qu’il y aurait derrière leur acte toute "une histoire de xenophobie autour d’une mosquée". Il y a plus de deux ans, des ressortissants guinéens arrivent dans le quartier. Ils ouvrent une école coranique. Ils sont rejoints par des élèves venus de la Guinée. "Les étrangers occupent petit à petit une place privilégiée dans la mosquée. Ils dirigent des prières, mènent des prêches et y enseignent le Coran", raconte un témoin qui affirme que cela dérangeait des fidèles de la mosquée. Un jour le vase se déborda. La goutte de trop était la traduction par un étranger du sermon de vendredi en langue poular. "C’est un sacrilège !", cria l’adjoint de l’imam principal de la mosquée qui va prendre l’étranger au collet. Ce dernier va aussi recevoir chez lui la visite du chef du quartier qui poursuivra la bagarre.

Quelques mois plus tard, les étrangers seront accusés de semer le désordre dans la mosquée. Ils sont interdits d’y dispenser des cours de Coran. En même temps des bagarres s’éclataient dans la rue entre élèves guinéens et enfants du quartier. La dernière bagarre aura lieu quelques jours avant l’assassinat de Salman Diallo.

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