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Publié par MALICK DIAWARA

Mines en Guinée : la société civile veille

Elle est présente au sein du comité de pilotage de l'antenne locale de l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives.

"Le secteur minier guinéen ne cesse d'engranger des"résultats satisfaisants" depuis l'adhésion en 2005, du pays à l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITE)", a indiqué le Dr Mamadou Taran Diallo, représentant la société civile au sein de la structure nationale composée de 24 membres. Le président de l'Organisation non gouvernementale "Publiez ce que vous payez" et représentant dans son pays de l'autre ONG "Transparency International", indique, qu'en partie, les bons résultats sont dûs en partie à la récente implication de la société civile au sein du comité de pilotage de l'antenne locale de l'ITIE qui, selon lui, battait de l'aile jusqu'à une date récente à cause de "plusieurs dysfonctionnements". "La révision des contrats miniers faisait partie des exigences des syndicalistes et de la société civile en 2007. Nous soutenons l'Etat guinéen dans le cadre de la révision des contrats miniers", a-t-il affirmé.

La société civile est d'accord avec la ligne suivie par les autorités

La décision des nouvelles autorités, au pouvoir depuis 2010 a permis le retrait des blocs 1 et 2 des mines de fer du Simandou (Sud) que détenait le milliardaire israélien, Beny Steinmetz, pour le compte de sa société BSGR qui, en 2008, avait acquis à 165 millions de dollars US les gisements, avant d'en revendre 51 pour cent en 2009 à 2,5 milliards de dollars US, rappelle-t-on. Le président Alpha Condé ne cesse de déclarer que "la Guinée va récupérer à tout prix toutes ses mines spoliées", justifiant ainsi l'implication de plusieurs cabinets d'avocats occidentaux pour défende les intérêts de l'Etat guinéen. "Le milliardaire israélien Steinmetz avait corrompu les autorités guinéennes qui lui ont cédé ces deux blocs à vil prix", affirme le patron de Transparency International. Selon lui, la Guinée devrait améliorer sa gouvernance dans le domaine minier grâce à son adhésion à l'ITIE, créée en 2002, à l'initiative du Premier ministre britannique d'alors, Tony Blair, lors du sommet mondial sur le développement tenu à Johannesburg, en Afrique du Sud. Les statistiques publiées par le ministère des Mines soulignent que les revenus du secteur des mines sont passés de 29 millions de dollars US à plus de 300 millions de dollars US entre 2006 et 2012. En revanche, plusieurs sociétés minières telles que la Société minière de Dinguiraye (SMD) qui exploite de l'or, ont déclaré récemment des déficits enregistrés dans leur secteur. En outre, plusieurs investisseurs traînent les pieds, manifestant leur désaccord avec les nouveaux textes régissant le secteur minier guinéen.

L'antenne ITIE Guinée a bénéficié d'un don de la Banque mondiale

Dans le cadre de sa mise en oeuvre, l'antenne ITIE Guinée a bénéficié d'un don du groupe de la Banque mondiale pour un montant de 569.000 dollars US, d'un autre de la Banque africaine de développement (BAD) pour un montant de 264.910 dollars US et d'un appui des sociétés minières, notamment la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG) et la Société Anglo Gold (SAG) pour un montant de 20.000 dollars US. Le représentant de la société civile à l'antenne locale de l'ITIE assure que la Guinée publie désormais la production des rapports effectués par les sociétés minières et les revenus perçus par les administrations publiques au cours des exercices de 2005 à 2012. Le sous-sol guinéen est riche en bauxite en Basse Côte et en Moyenne Guinée. Sa production en 2011 était de l'ordre de 17.700.000 tonnes pour des réserves estimées à 29 milliards de tonnes. L'or, localisé en haute Guinée (Est), a atteint à la même période 500.198, 36 onces, soit 16 tonnes pour des réserves potentielles de 10.000 tonnes. En 2011, quelque 297.440,40 carats de diamant ont été produits pour des réserves de 400 millions de carats localisées dans le sud du pays. Les réserves totales du fer localisées dans les quatre régions naturelles du pays, sont estimées à 20 milliards de tonnes. Les recherches ont aussi prouvé la présence de nickel dans le sous-sol guinéen.

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