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Publié par Cheikh Ba

Il est ministre de l’économie et des finances depuis trois ans mais, il a été traîné au tribunal, comme tout le monde. Attendu à la barre le lundi, 21 janvier, Kerfalla Yansané n’est pas venu. Il a préféré donner sa version des faits dans une déposition écrite. Dans ses réponses aux questions qui lui ont été posées, l’argentier du pays ne reconnaît pas du tout les signatures apposées sur les lettres de transmissions incriminées.

 

Moussa Keita, son chef de cabinet qui a comparu, l’a défendu, en son absence : «je persiste et je signe, les lettres de transmissions sont fausses, et elles ne viennent pas du ministre». Mais, les avocats de la défense qui ont voulu voir Kerfalla Yansané en personne, estiment qu’il ne suffit pas de nier des signatures : il faut pouvoir démontrer leur fausseté. 

 
En défendant son ministre, Moussa Keita n’a pas seulement fait que nier les présumées signatures de celui-ci sur les lettres de transmissions incriminées, il a aussi expliqué les efforts déployés par Kerfalla Yansané pour empêcher la sortie des fonds, ainsi que l’utilisation «curieuse» d’une partie de ces fonds par Mathurin Millimono, un chef d’entreprise poursuivi pour recel de deniers publics. L’argent aurait été viré dans les banques primaires Orabank et Banque Islamique de Développement, banques des entreprises Mill Impression et Makèmè Prestation. 

 
«Curieusement, en dépit de tout ce que nous avons dit et fait pour empêcher la sortie du fonds, nous avons constaté que sur le compte de Mill Impression à Orabank, il y a eu deux décaissements dans la journée du 22 mai, et le mercredi 23 mai il y a eu sept (7) chèques émis», a déploré le témoin, écouté à titre de renseignement. Il dira, plus tard, que son ministre lui a donc demandé d’informer toutes les autorités de la République qui doivent avoir connaissance de ce dossier, dans la mesure où il n’a jamais signé les lettres de transmissions numéros 1065 et 1066 du 17 mai 2012 (les lettres incriminées, NDLR). «C’est ce que j’ai fait, en transmettant ce dossier à la présidence, au ministre de la Justice, à l’Agence judiciaire de l’État, au premier ministre», a expliqué en le témoin. 

Sur l’arrestation des prévenus, le témoin dira qu’il n’en a jamais été informé, jusqu’au moment qu’ils ont été déféré à la justice. Sur le contrat enfin, le témoin a reconnu, comme d’ailleurs toutes les parties au procès, que l’État devait un reliquat à monsieur Mathurin Millimono. Mais, ce paiement ne pouvait pas être possible, dans la mesure où tous les paiements relatifs aux marchés conclus en 2009 et 2010 étaient gelés, hormis ceux concernant l’armée, les voiries urbaines et la santé. L’enquête se poursuit. 

REWMI

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