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Publié par bouba

http://www.euroguinee.de/media/Menschenrecht%20und%20Demokratie/Raddho_ONG_menchenrecht.jpgAlioune Tine, président de la Rencontre africaine de la défense des droits de l’homme (Raddho), revient sur la situation en Guinée après l’accord obtenu le 15 janvier dernier à Ouagadougou et qui a abouti à la mise en place d’une transition de 6 mois. M. Tine recommande la vigilance sur le cas guinéen car, à son avis, rien n’est gagné d’avance. Le président la Raddho sollicite aussi une assistance et une attention accrues de la communauté internationale en faveur de la Guinée.


Comment appréciez-vous l’évolution de la situation politique en Guinée après l’accord inter-guinéen arraché à Ouaga le 15 janvier dernier ?

Ecoutez, je suis avec beaucoup d’intérêt ce qui se passe. Franchement la sérénité est revenue, le débat est revenu dans ce pays. Mais il convient d’être extrêmement vigilant pour qu’effectivement, les vieux démons ne reviennent pas. Les vieux démons vous les connaissez comme moi, ce sont les démons de l’ethnicité. Donc, je pense que si les gens mettent de coté les démons de l’ethnicité et commencent à construire un citoyen guinéen en mettant les critères de compétence, ce serait une excellente chose. Il faut d’abord que les Guinéens débattent, discutent, pour franchement approfondir la réconciliation avec eux mêmes. Par ailleurs, la communauté internationale doit, et dès maintenant, aider la Guinée sur tous les plans : aider à reconstruire une armée, les institutions et à aller vers les élections. La communauté internationale ne doit pas dire qu’après les élections, c’est fini. Il n’y a pas que les élections. Si on termine les élections et que la Guinée est abandonnée, on va retomber sur les mêmes problèmes. Donc, il faut travailler dans la durée. Il faut que l’Union africaine et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) travaillent dans la durée pour accompagner la Guinée. Pour le moment, nous nourrissons l’espoir que vraiment avec Jean-Marie Doré qui est quand même un vétéran de la politique, puisse réussir, épaulé par Rabiatou et le général Toto Camara.

 

 

Après les élections, quel genre d’appui la communauté internationale doit-t-elle concrètement encore apporter à la Guinée ?

Renforcer l’éducation, la formation, la culture de la démocratie, la culture de la citoyenneté, mettre beaucoup d’argent pour reconstruire l’Armée sur de nouvelles bases, refonder la société, aider les Guinéens à engager le dialogue qui doit conduire à la réconciliation nationale en Guinée. Ils en ont vraiment bien besoin. Parce que la Guinée a tout pour nourrir, non seulement les Guinéens, mais le reste l’Afrique de l’Ouest. Le pays a tout pour assurer la prospérité. Il suffit d’un petit effort pour changer les choses. Je pense qu’il faut que les gens aujourd’hui dépassent franchement les contingences identitaire, régionale et religieuse pour aller de l’avant

 

 

L’accord inter-guinéen prévoyait qu’aucun des membres de la transition ne se présente à l’élection présidentielle qu’ils sont chargés d’organiser. Ne craignez-vous pas tout de même qu’il y ait des velléités pour ces personnalités à vouloir briguer la Magistrature suprême ?

On ne peut pas être jugé et partie dans une transition aussi sensible Mais, je pense que si les gens respectent la recommandation de ne pas se présenter à l’élection présidentielle, on va vers un succès. Par contre, s’il y a des gens qui répètent la même chose qu’avant, les mêmes causes produisant les mêmes effets, on risque alors d’avoir des perturbations pendant cette période électorale. Nous, notre recommandation fondamentale c’est que les membres du gouvernement de transition ne doivent pas être candidats à l’élection présidentielle.

 

 

Que fait la Raddho actuellement pour accompagner cette transition ?

La Raddho fait beaucoup. Nous sommes en train de préparer un programme de renforcement de la société civile en Guinée. Nous travaillons d’ailleurs sur ce programme depuis les deux dernières années. Nous avons aussi un programme visant à renforcer le débat démocratique. Nous sommes en train de travailler avec trust africa sur cette question.

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