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Publié par jeune afrique

Le nouveau président guinéen Alpha Condé a déclaré, à Ouagadougou lundi, que l’ancien chef de la junte Moussa Dadis Camara pouvait revenir quand il le voulait à Conakry.

La voie est libre pour un retour au pays de l’ancien chef de la junte militaire Moussa Dadis Camara.

Le nouveau président guinéen, Alpha Condé, l’a fait savoir lundi à Ouagadougou, en clôture de son premier déplacement officiel hors de Guinée. Moussa Dadis Camara, toujours en « convalescence » plus ou moins forcée dans la capitale burkinabè, « retournera en Guinée quand il veut » a déclaré Alpha Condé, selon des propos rapportés par l'agence Reuters.

Comme pour le rassurer, il a ajouté : « Pour le moment, il n’y a aucune poursuite contre lui et on ne peut pas juger quelqu’un qui n’est pas poursuivi. » Au cours de son séjour, il a rendu visite à deux reprises à l’ancien chef de la junte.

L’accord avec Papa Koly Kourouma

Moussa Dadis Camara est considéré par les Nations unies comme un des responsables du massacre du 28 septembre 2009, qui avait fait plus de 150 morts et de nombreuses femmes violées. Il nie toutefois toute implication dans ce massacre. Il n’avait quitté le pouvoir qu’après une tentative d’assassinat, de son aide de camp « Toumba » Diakité, qui l’avait forcé à un exil médical.

Il y a un mois, Moussa Dadis Camara avait fait connaître son intention de rentrer au pays dans une interview. « Je souhaite être utile à mon pays et au nouveau président mais je n'ai pas besoin d'entrer en politique. Ce n'est pas mon ambition pour le moment », avait-il déclaré.

Dans l’entre-deux tours de la présidentielle guinéenne, Alpha Condé, avait notamment conclu un accord avec Papa Koly Kourouma, le propre neveu de Moussa Dadis Camara, selon lequel le futur président devait améliorer le sort de son oncle, en échange du vote de la communauté forestière. Celui-ci lui avait notamment permis de remporter l’immense majorité des suffrages dans cette région d’où l’ancien chef de la junte est originaire.

Concernant le lourd passé guinéen et, entre autre, le massacre du 28 septembre, Alpha Condé avait annoncé la création d’une « Conférence vérité-réconciliation » pour que « les Guinéens se disent les vérités » et pour « mettre fin à l’impunité » mais sans « faire des règlements de comptes [pour] qu’on échange seulement ».

Si les poursuites n'étaient pas engagées par la Guinée, la Cour pénale internationale (CPI), qui a déjà conduit une mission sur place sous l'autorité de la procureure adjointe, la Gambienne Fatou Bensouda, pourrait se saisir du cas de l'ancien chef de l'État.

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