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Publié par kibarou

 

 

Ainsi s’exclamait le président de la République, le Pr Alpha Condé, à l’occasion de ses cent jours d’exercice du pouvoir suprême du pays.

L’Etat de Grâce s’est donc achevé ce jeudi, 31 mars 2011, sur un bilan très mitigé. La Guinée a certes repris les négociations avec les institutions financières internationales et des aides budgétaires sont annoncées. Elle a retrouvé sa place dans le concert des Nations, notamment au sein de l’Union Africaine et de la CEDEAO où elle était suspendue du fait des actes de terreur, de massacres collectifs, de viols et de violences de toute nature ainsi que d’agression et d’extorsion perpétrés par des éléments, des forces de défense et de sécurité sous la première partie de la Transition. 

Le séminaire national sur la restructuration des forces de sécurité et les Etats Généraux de la justice qui viennent de se tenir, sont des signes avant- coureurs de l’engagement du pouvoir actuel en vue de l’instauration de la démocratie, de l’Etat de droit et de la construction socio-économique du pays.

Mais n’ayant rien vu de concret, ou presque, aujourd’hui, les Guinéens sont inquiets. L’incertitude grandit et la famine s’installe malgré l’importation et la distribution du ‘’ Riz Soleil’’ pour soulager les citoyens des quartiers. Le mécontentement vis-à-vis du pouvoir fait tache d’huile depuis que les citoyens ont constaté les violations flagrantes de la Constitution et des lois. Notamment, la révocation sans raison de Sékou Koureissy Condé du poste de Médiateur de la République, l’annulation du Bail d’Alsény Barry, la résiliation du Contrat de GETMA International et l’attribution gré à gré de ce marché public à un ‘’ami’’ , la suspension des travaux du chemin Conakry-Niger quelques jours seulement après la pose de la première pierre, la suppression de l’impôt de Capitation qui, normalement, relève du domaine de la loi, la destitution par décret de Chefs de quartiers et de Conseils Communaux et l’installation en lieu et place de ces élus, des caciques du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) ; la fixation de façon unilatérale, de la date des élections législatives est des actes majeurs qui constituent un véritable danger pour la démocratie et les libertés fondamentales. Des actes qui font que bien de Guinéens expriment désormais, leurs vives préoccupations face à la détérioration de la situation du pays qui vit une crise persistante. Parce que tout le monde reconnait et admet que la Constitution et les lois constituent l’unique cadre juridique des activités dans la communauté. Elles seules déterminent ce que l’on doit faire et ce que l’on ne doit pas faire.

En plus des discours incendiaires mettant en cause une partie du corps social, et parfois une communauté accusée d’être coupable de tous les maux de la République, les nouvelles autorités semblent chercher à opposer les populations guinéennes les unes aux autres. Sinon, comment expliquer qu’une partie du peuple soit prise à partie et traitée de ‘’saboteurs’’, puis de tortues dont il faut ‘’Chauffer le derrière pour que la tête sorte’’.

En clair, au lieu de faire en sorte que les Guinéens, tous ensemble, se retrouvent afin qu’ils développent le sens de la solidarité et le sentiment d’être une seule, et unique famille, cultivent le sens de vivre en commun, et dans la complémentarité fraternelle où personne n’est exclue de la participation effective aux biens de la nation, et à la construction du Bien Commun, on diabolise, sans l’avouer un groupe, comme en 1976 quand il s’est agi de la fameuse ‘’situation particulière du Fouta’’. Et on lâche une région dont les fils sont désormais marginalisés au profit de proches du parti au pouvoir qui prend en otage l’administration. Depuis l’Indépendance nationale en 1958, la Guinée n’a jamais été aussi divisée que maintenant.

Par des Décrets et des contre-Décrets, des nominations teintées d’ethnocentrisme et le mauvais partage du « Butin » électoral ont élargit le fossé de la division, voire de la désintégration de la famille nationale. Les germes de la division ont atteint même l’Alliance électorale qui a fait élire le président Alpha Condé, qui a volé en éclats.

Ce qui illustre la fragilité de la situation et l’urgence de la réconciliation nationale qui exige la mise d’un terme à la politique d’exclusion et le respect de la loi.

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