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La Guinée nouvelle

Ce que Konaté a oublié:"Il n'y a pas de paix sans justice!!"




Au lendemain de la prise du pouvoir par le conseil national pour la démocratie et le développement, le  capitaine Moussa Dadis Camara, chef de l’état avait déclaré sur tous les toits que ni lui, ni les membres du CNDD encore moins  les membres du gouvernement ne seront candidats à l’élection présidentielle.



Et lorsque la donne  avait commencé a changé au sein du CNDD et au niveau des proches en ce qui concerne les  premiers engagements,  le président Dadis avait convoqué une réunion pour statuer sur la question. Dans le lot, il n y avait que deux personnes qui  avaient osé dans le lot pour dire haut et fort  que le capitaine Moussa Dadis Camara ne devait pas briguer la magistrature suprême  conformément à ses premiers engagements.  Il s’agit de son ami d’enfance Boubacar Barry, ancien ministre d’état chargé de la construction, de l’aménagement du territoire et du patrimoine bâti et Papa Koly Kourouma, lui aussi ancien ministre de l’environnement et du développement durable. Les autres membres du CNDD en première ligne, le général Sékouba Konaté et son ami le Colonel Mathurin Bangoura avaient soutenu l’idée de la candidature de Dadis.



Le premier vice président du CNDD et ministre de la défense nationale, le général de division Mamadouba Toto Camara qui avait été rabroué par Dadis et qui n’était plus écouté avait préféré garder le profil bas.  Pour le reste, le président du CNDD devait se présenter aux élections comme tout le monde. La suite est connue.



Par ailleurs, pour prendre les grandes décisions, le capitaine Dadis se référait toujours à son ami Sékouba Konaté. Si ce dernier n’est pas pour quelque soit l’importance de la mesure pour le pays, ou sa portée, la décision  ne sera prise. Beaucoup de  ministres et  hauts cadres médiocres et véreux  doivent leur nomination à Konaté.



Ce n’est pas tout car Konaté a aussi sa main derrière les marchés de gré à gré  de Kerfala Camara avec sa société Gui-co-pres. Il partage à l’insu des autres, les dividendes avec son ami PDG alias «KPC ».



Konaté était tellement bien écouté qu’il était aussi au premier plan dans les opérations de  distribution de ce que l’on avait  appelé à l’époque  « le riz de Dadis » pour acheter les consciences des populations de Conakry et de l’arrière pays.



Par ailleurs, au lendemain des massacres au stade du 28 septembre, quand Konaté est arrivé à  Conakry en provenance de N’zérékoré, il avait dit à son ami Dadis, je cite « tu nous a fait perdre le pouvoir ». Fin de citation.



Plus que quiconque donc, le président par intérim le général Sékouba Konaté est l’architecte de la dérive du CNDD et de son bateau qui a coulé. Mais avec la malhonnête  déconcertante dont Konaté a lui seul le secret, la faute est rejeté sur les autres en ces termes « Nous avons des démagogues parmi nous. Ce sont eux qui nous ont trompé ».



Et  pourtant, le premier vice président Mamadouba Toto Camara, en toute honnêteté avait  marqué publiquement  sa désapprobation face à la conduite des affaires de l’état. Il avait été qualifié à l’époque par Dadis de « faux général » avant d’être marginalisé et oublié.  Toto s’est alors tue.



Mais aujourd’hui, le problème de la guinée étant un problème de personne, les petits malins voient  autrement.  Personne ne se soucie des combines de Sékouba Konaté avec des milliards de GNF qui partent dans des marchés de gré à gré. Encore moins les préjudices causés aux guinéens qui ne cesse de tirer le diable par la queue.



Pour revenir à notre sujet, a  propos du ministre d’état chargé de la sécurité présidentielle, le Commandant  Jean Claude Pivi  et son homologue des services spéciaux, de la lute anti drogue et du grand banditisme, le lieutenant colonel Moussa  Tiégboro Camara, certaines personnes et organisations de défense des droits de l’homme voudraient qu’ils soient purement et simplement radiés du cabinet présidentiel et de l’armée.



Mais Konaté n’est pas dupe. Il sait  que ce n’est pas juste.

En réponse donc aux différentes sollicitations, le général Sékouba Konaté qui sait plus que quiconque  que les nominés ne se laisseront pas  faire et à juste raison  a déclaré à la veille de la formation de son cabinet ce qui suit : «  Dans certaines circonstances, il faut préférer la paix à la justice ». C’est tout dire.



Cependant, le président par intérim a oublié une chose : Il n y a pas de paix sans justice.


M.le président  par intérim et ministre de la défense nationale doit donc être juste envers ses frères d’armes et les autres membres du CNDD, sinon …

 

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