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La Guinée nouvelle

Communiqué des ressortissants de la Moyenne Guinée !

 

Chers compatriotes, 
Chers frères et soeurs,

Le monde entier a été témoin, de la part des leaders politiques et notables malinkés, de manœuvres de tout genre et des déclarations à caractère ethnique visant à inciter à la haine raciale contre la communauté peule à laquelle appartient le candidat Cellou Dalein Diallo.

Pour "empêcher un Peul" d’accéder à la magistrature suprême du pays, l’administration, l’armée et des groupes armés ont été utilisés par le camp politique adverse, l’arc-en-ciel, pour stigmatiser, diffamer et violenter les Peuls sur toute l’étendue du territoire national.

Alors qu’on n’a enregistré aucune tension lors du premier tour, Lansana Kouyaté, Lounsény Fall et Alpha Condé n’ont eu aucun autre projet de société à présenter au peuple guinéen que la haine du Peul. Lors de son passage en Côté d’Ivoire juste après le premier tour, Lansana Kouyaté a parlé de « possibilité d’affrontements entre les Peuls d’un côté et tous les autres de l’autre en Guinée ». Alpha Condé qui s’est allié à l’homme d’affaires Mamadou Sylla et aux pires des anciens ministres du régime Conté, qualifie les Peuls de « mafieux qui pillent le pays ». Dans le journal français Libération, il affirme que les grands commerçants de l’ethnie peule ont réussi par le biais du trafic de faux billets et de la drogue.

C’est sur la base de ces affirmations qu’il avait incité le CNDD à engager des audits pour neutraliser les Peuls. Le président du CNDD, le capitaine Moussa Dadis Camara, bien qu’ayant cru aux diffamations d’Alpha Condé, comprendra le piège pour prendre les choses en main. Il dirige lui-même les audits qui finirent par montrer que ce sont plutôt les hauts cadres militaires, policiers et civils de l’administration qui constituent le réseau de la drogue en Guinée, y compris des proches de Lansana Kouyaté et de lui-même Alpha Condé. Des rapports de l’Organisation des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNDC) notamment de 2008 indexent aussi les cadres de l’armée (dont aucun Peul) dans le trafic de drogue dont la Guinée est devenue une plaque tournante.

Dans toutes ses interventions, Alpha Condé n’a cessé de faire appel à tous les autres « pour barrer la route à la domination peule en Guinée ».

Le comble, par calcul électoral et haine anti-peule, Alpha Condé et son équipe poussent jusqu’à accuser les Peuls d’empoisonner les populations de la Basse Côte par mépris des autres ethnies du pays, avec la complicité du gouvernement ! Ils incitèrent des groupes armés du RPG à s’attaquer aux Peuls dans la capitale et à l’intérieur du pays, faisant des destructions matérielles, des blessés et des morts. Les électeurs du candidat Cellou Dalein Diallo furent contraints à quitter en masse leurs zones de vote. Ni le Président de la transition ni le gouvernement ne levèrent le petit doigt: l’Etat guinéen a abandonné les Peuls à leur sort et à la merci des bandes armées. Aucune arrestation de coupable et aucune sanction ne sera prise contre les autorités préfectorales et locales qui n’ont pris aucune mesure contre les agresseurs ou cherché à rassurer les Peuls contraints à l’exil. Dans la capitale, c’est l’armée elle-même et la police, à dominance malinké et sous l’ordre de Sékouba Konaté et le général Toto Camara, qui se livrent à des violences contre l’ethnie peule. Le Premier Ministre de son côté n’a pas hésité à sanctionner un médecin qui n’a pas accrédité leurs rumeurs d’intoxication et d’empoisonnement alimentaire qui sont à l’origine des exactions contre les Peuls dans plusieurs villes du pays de manière synchronisée.

Le 10 novembre 2010, c’est un ancien ministre de la république et représentant d’Alpha Condé à la Ceni, Alhassane Condé, qui aurait affirmé en plénière que les Peuls ne sont pas Guinéens.

Le monde entier a été témoin de ces faits. Après RFI, le journal français Le Monde souligne dans son article du 10.11.2010 sur la Guinée:

« Depuis, l'opposant historique à tous les régimes dictatoriaux ou militaires qui ont dirigé sans discontinuer l'ancienne colonie française a radicalisé ses discours de campagne en maniant les stéréotypes et en attisant les clivages communautaires. Pari dangereux en terme de stabilité, mais pari potentiellement gagnant, qui lui a, semble-t-il, permis de rassembler un électorat dispersé en jouant sur le sentiment anti-Peul d'une partie de la population.»

Après la proclamation des résultats provisoires par la Ceni sans tenir compte des fraudes ni des violations, par Alpha Condé et son parti, des fondements de la république et de la loi électorale en chassant des Peuls dans des régions de la Haute Guinée et de la Forêt, de nouvelles scènes de violences ont été enregistrées dans la capitale et en Moyenne Guinée où l’on tente visiblement de neutraliser la population peule avant la proclamation des résultats définitifs.

Jusqu’aujourd’hui, les violences et viols organisés continuent contre les Peuls jusque dans leurs villages au Fouta!

Dans le but de conduire à des affrontements entre Peuls et Soussous en Basse Côte afin que le groupe de fascistes malinkés puissent s’emparer facilement du pouvoir, un groupe de policiers et de gendarmes organise des scènes choquantes contre des enfants peuls et le filme en prenant soins de ne pas montrer les auteurs mais seulement les victimes. Ils parleront haut et fort en s’exprimant en langue soussou comme pour dire que ce sont des Soussous qui sont derrière les violences anti-peules en cours.

Chers compatriotes, chers frères et sœurs,

Suite à tous ces événements, des ressortissants de la Moyenne Guinée à travers le monde se sont concertés le week-end du 19 au 21 novembre 2010 pour en tirer un enseignement et adopter une résolution que nous adressons aux autorités judiciaires du pays et aux notables du Fouta.

Ont pris part à cette réflexion, des représentants d’associations de ressortissants de la Moyenne Guinée de Belgique, Allemagne, Suisse, France, Pays-bas, Chine, USA, Canada, Angola, Gabon, Côte d’Ivoire, Sénégal, Gambie, Sierra Leone, Libéria.

 

Résolution

Chers compatriotes, chers parents,

Avant l’arrivée des Français en Afrique, il y avait un royaume peul au Fouta, un pays mandingue au Sud et un pays soussou au Nord. On avait développé des relations de bon voisinage. Dans le processus de transition actuel, le leader peul en tête a fait preuve de conciliation et de volonté d’apaisement, allant jusqu’à cautionner que la transition soit dirigée par un Malinké proche de son adversaire Alpha Condé. La plupart d’entre nous avons soutenu Cellou Dalein Diallo à cause de sa sagesse et de son caractère d’homme rassembleur des Guinéens. Nous avons cru à l’esprit d’égalité et aux valeurs républicaines en Guinée. La présidence de la transition, le gouvernement et l’armée nous ont montré le contraire.

Face à la menace que représente la montée au pouvoir dans ce pays d’un groupe d’idéologues et de fascistes malinkés, il ne nous reste que le choix difficile à faire entre la guerre et la séparation à l’amiable. Nous sommes des peuples différents, nous avons des cultures différentes et nous vivions dans des territoires délimités et reconnus. Nous demandons aux notables de la Moyenne Guinée, de se mettre en relation avec la structure que les ressortissants de la région et la jeunesse vont mettre sur pied les jours prochains pour engager la procédure du retrait du Fouta de cette Guinée pour montrer notre désapprobation du slogan  « Tout sauf un Peul » ou « Tous contre les Peuls ».

Une fois au pouvoir, ce groupe n’aura autre projet que la neutralisation des Peuls en Guinée et dans le reste du monde. Ils ont déjà commencé à instrumentaliser les médias d’Etat dans ce sens: la RTG qui n’a fait aucun cas des violences anti-peules organisées par des bandes malinkés en Haute Guinée et en Forêt au mois d’octobre, montre aujourd’hui des personnes se réclamant de l’arc-en-ciel qui disent avoir été agressées par des Peuls. « Malgré que je suis marié à une peule », diront certains d’entre eux. Cette manœuvre n’a pas d’autre but que l’incitation à la haine anti-peule au-delà même des frontières guinéennes.

Il ne faut pas se leurrer: nous n’avons aucun avenir commun avec les Malinkés, pris en otage par un groupe fasciste et dangereux, autre que des risques de guerre civile.

Des négociations devront être engagées auprès des personnalités politiques et sociales de la Basse Côte pour leur proposer un projet d’union dans un esprit de partage équitable de bien être matériel et politique. Un pacte doit garantir un pouvoir partagé équitablement avec une alternance à la présidence. Une république issue d’une telle union pourrait atteindre en moins de 5 ans son décollage économique avec des maisons sociales, l’eau courante et l’électricité pour chaque foyer. A défaut de cette union, on devrait négocier alors l’accès du Fouta à la mer, via la région de Boké par exemple.

En aucun cas, on ne doit accepter une troisième dictature malinké, PDG/RPG, sans alternance démocratique en Guinée et qui commence par une épuration ethnique. On sait de quoi ils sont capables. Ils ont gouverné 26 ans et sont restés dominants dans l’administration et l’armée depuis l’indépendance du pays. Résultat: la Guinée ne fait que tomber plus bas !

Avec ou sans la Basse Côte, le Fouta doit se retirer de la Guinée. Nous n’avons plus d’autre choix, surtout si le dernier instrument de cet Etat, la Cour suprême, avalise le coup d’Etat électoral du RPG. Car, les ressortissants de la Moyenne Guinée sont entrain de se délocaliser massivement de  toutes les autres régions pour rentrer définitivement au Fouta où ils croient pouvoir être en sécurité. Ce phénomène est observé aujourd’hui en Haute Guinée, en Forêt et même dans la capitale Conakry où des familles entières sont rapatriées au Fouta. Si ailleurs en Guinée ce n’est pas chez nous et qu’on ne peut plus y vivre comme les autres, alors déclarons notre retrait officiel de la Guinée parce qu’on y est exclu de fait !

Le samedi 18 décembre 2010 est proposé pour une rencontre des représentants de toutes les associations ou personnalités ressources de la communauté concernée à Bruxelles. Les associations ou personnes dont les moyens le permettent sont priées d’aider à ce que la totalité de la diaspora peule y soit représentée. Nous devons réfléchir et nous donner les mains pour apporter l’aide qu’il faut à nos parents victimes aux pays.

Il n’est plus question pour nous de subir d’autres pendaisons, exécutions publiques et diète jusqu’à ce que mort s’en suive comme nous l’a fait subir le premier régime. Ce régime dont Alpha Condé revendique l’héritage et affirme vouloir continuer, lors d’une allocution du président de la république en 1976 n’avait pas hésité à publiquement déclarer la guerre aux Peuls, propos qui aujourd’hui relèveraient de  la compétence de la Cour pénale internationale.

Il est inadmissible qu’un candidat en panne d’idée politique fonde toute sa campagne sur l’exclusion et l’incitation à la haine contre une composante importante de la population guinéenne. Trop c’est trop !

Il est impensable qu’un groupe de militaires dont de nombreux membres sont responsables de crimes contre l’humanité puisse instaurer l’ordre et la justice en Guinée.

L’attitude de l’armée et de son ministre de la défense qui est le président de la transition et le silence de la communauté internationale devant ce début de génocide ne nous donne pas d’autre choix que de compter sur nous-mêmes pour nous protéger, protéger nos vies, la vie de nos enfants.

Comment peut-on comprendre que dans un Etat en paix, les forces armées aux ordres d’un parti qui prétend se battre pour la démocratie utilisent des méthodes pratiquées dans des pays en guerre comme l’extermination des jeunes, le viol des femmes afin d’anéantir un groupe ethnique et en même temps parler d’unité nationale et de réconciliation devant la presse étrangère ?

Personne n’est dupe. Et on ne se laissera plus marcher sur les pieds !

Si nous sommes à l’origine de tous les malheurs du pays, comme le disent-ils, notre retrait leur sera plutôt bénéfique. Ils devraient l’accepter volontiers, sans conflit.

 

Le Comité provisoire de Coordination

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Lui-même 26/11/2010 19:08



Ontinuez a intoxiquer les gens, vs même vs savez pourkoi votre celou a perdu. Vous jouez tjrs la victimisation. Les sites partisanes vous donnent nimporte kel infos!!! Un peuple qui a soif du
changement ne vas pas élire un voleur des derniers publics!! Celou a tjrs mis son ethnie devant dépuis les evenement du 28 septembre et cette votre ethnocentrisme caractérisé ki a conduit a votre
défaite. Ils disent" c notre tour": kel annerie.


Apres vs ditent que vs allez vous detacher de la Guinée: kel connerie!! vs etes simplement haineux et jaloux et aveuglés face à la vérité. Celou a fait le pleon de voix dans son fief: Moyenne
Guinée et aussi à l'extérieur: donc les 95 pour cent de son électorat sont peuls! kel ethnocentrisme . Alpha a gagné 3 régions naturel sur 5 et 4 commune sur 4 de la capitale! voilà l'Homme idéal
pour diriger le pays, celui qui a pu rassembler une grande majorité de guinéens.


N'oubliez pas kil ya pa eu de report de voix de sidya à cause de votre mauvaise image en Guinée comme vs dites c votre tour!!


Continuez à écrire des mensonges! vs jouez tjrs la victimisation, kan vs avez empoisonés les gens o palais, je ne dis pas les malinkés, mais les gens, car je ne suis pas etho comme vs? keske vs
dites de ça?


Apres ils veulent se detacher de la Guinée: kel connerie! des mauvaises infos ki circulent sur ces sites partisanes accentue la haine!! Nous on avance, restez-là!


c pathétique d'agir ainsi pr des soit-disant futur cadre!!pfff!!!!!!!!!!!!!