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Publié par les afriques

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Dans un entretien diffusé le 2 juin sur France 24, le président burkinabè Blaise Compaoré a averti qu'il pourrait cesser en 2010 sa médiation dans la crise ivoirienne, alors qu'un scrutin présidentiel se fait toujours attendre dans ce pays.

 

« Il est certain que mes limites, effectivement, peuvent s'arrêter au cours de cette année », a répondu M. Compaoré à une question sur « une possible fin de sa médiation », si à une certaine date la crise n'a pas trouvé de solution. Le président du Burkina Faso est le facilitateur des accords de paix signés en mars 2007 à Ouagadougou pour clore la crise née du coup d'Etat manqué de septembre 2002, qui a coupé la Côte d'Ivoire en deux zones : un nord ex-rebelle et un sud loyaliste.

 

« Je pense que nous pouvons espérer que très bientôt une date sera fixée », a cependant estimé le Président Burkinabè. « La commission électorale et le gouvernement devraient s'accorder rapidement sur l'établissement d'une liste (électorale) qui sera acceptée par tous », a-t-il jugé. « Il y a un travail pour la réunification (du pays) qui est engagé », a-t-il également salué, ne croyant pas que des difficultés puissent faire revenir le pays « à la case départ ». Cependant, alors que le processus électoral, bloqué depuis le début de l'année, a redémarré péniblement mi-mai, le débat sur le traitement de la liste provisoire des votants continue d'agiter la classe politique. Le camp Gbagbo exige d'en chasser les « fraudeurs », alors que la très sensible question de la nationalité reste au coeur de la crise ivoirienne. La liste a fait l'objet, mercredi dernier, d'une réunion des principaux acteurs, notamment M. Gbagbo et le Premier ministre Guillaume Soro, chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN). Il y a « urgence à vider cette question, à aller à la liste définitive et à faire en sorte que les élections se tiennent le plus rapidement possible », déclarait le premier ministre Soro.

 

L'autre aspect de la sortie de crise, la réunification du pays, est censée connaître une relance le 15 juin avec le début du regroupement, dans des casernes, des éléments ex-rebelles devant rejoindre l'armée à terme. Mais cet « encasernement » reste suspendu, notamment, à des contraintes de financement. Affaire à suivre...

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