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Publié par bouba/afp

 

 

 

Entre 13 et 15 personnes au moins ont été blessées jeudi à Kindia (ouest de la Guinée) lors d'une manifestation organisée contre les coupures de courant pendant la CAN-2012, deux jours après des protestations similaires à Conakry, selon des sources concordantes.


Des centaines de personnes, en majorité des jeunes, étaient descendues spontanément dans les rues jeudi matin en criant leur colère contre les coupures d'électricité à Kindia (130 km à l'est de Conakry) depuis le début de la CAN, la Coupe d'Afrique des Nations, ont expliqué à l'AFP des témoins joints depuis Conakry.

La police est intervenue pour disperser le rassemblement en usant de gaz lacrymogènes. Les manifestants ont réagi en lançant des pierres, selon des manifestants, un responsable municipal et un gendarme.

D'après les mêmes sources, les violences ont fait de nombreux blessés. 

Une première source hospitalière a indiqué que 13 blessés avaient été admis dans un hôpital du centre-ville, une autre source dans le même établissement a affirmé avoir recensé 15 blessés, dont trois gendarmes.

Selon un gendarme joint par l'AFP, un jeune grièvement blessé à la tête a reçu des soins dans un camp militaire puis a été évacué dans un hôpital public dans un état jugé préoccupant.

Le bilan global n'était pas immédiatement connu.

Le calme était revenu jeudi après-midi, après le rétablissement du courant, a affirmé le responsable municipal, selon lequel les violences avaient conduit à la fermeture du marché central et à une paralysie de la circulation dans la ville.

Selon un des manifestants, des élèves, des badauds et des fonctionnaires avaient rejoint les protestataires après l'intervention de la police, pour exprimer le ras-le-bol général des coupures de courant à Kindia.

Nous avons voulu simplement attirer l'attention des autorités qu'il faut nous servir en courant électrique au moins pendant les matches de la Coupe d'Afrique, a dit ce manifestant, Souleymane Camara, un lycéen.

Ici à Kindia, on ne parle pas de coupure de courant, mais plutôt d'inexistence de courant, a regretté Ansoumane Mario Soumah, responsable éducatif.

Ces violences interviennent deux jours après une protestation marquée par des pillages, saccages et plusieurs blessés à Conakry, après que les résidents ont été privés par des coupures de courant du premier match à la CAN de la Guinée (battue par le Mali, 1-0)

Les manifestations avaient eu lieu dans plusieurs quartiers, essentiellement dans la banlieue. Un journaliste de l'AFP avait vu sept blessés, des témoins sur le terrain ont fait état de dizaines de blessés.

Le 16 janvier, des émeutes ayant la même origine avaient éclaté à Kamsar, ville portuaire à 300 km au nord-ouest de Conakry où des bâtiments de la police et de la gendarmerie avaient été saccagés. Au moins une personne a été tuée par balle et 33 ont été blessées lors de la répression de la manifestation par les forces de l'ordre, d'après deux habitants.

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