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Crise politique: la société civile dénonce "une division" au sein du gouvernement Doré

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La société civile guinéenne a dénoncé lundi la "division" au sein du gouvernement de Jean-Marie Doré et la "logique partisane" du premier ministre, suite à l'annonce d'un projet de décret visant à modifier la constitution et le code électoral.

"Aujourd’hui le gouvernement est complètement divisé. Il y a des clans et depuis quatre mois, il n’y a pas eu de conseil des ministres et le pays est divisé.", a déclaré sur RFI, Aziz Diop, Secrétaire exécutif du Conseil national des organisations de la société civile.

"Au premier tour, la CENI a travaillé conjointement avec le MATAP. Je crois qu’on peut formaliser ça avec un décret d’application où on n’a aucune objection. Mais il ne s’agit pas de toucher la constitution. C’est un prétexte pour tirer en longueur tout le processus électoral pour garder quelques privilèges et peut-être pour d’autres intérêts politiques…C’est une logique partisane, parce qu’on ne peut pas toucher à une constitution entre les deux tours, au-delà ", a-t-il ajouté.

La société civile guinéenne a souhaité le respect dans les délais du processus électoral conformément aux accords de Ouagadougou, pour éviter une nouvelle crise dans le pays.

"Si on ne fait pas attention, les délais légaux des accords de Ouagadougou risquent d’être dépassés. Depuis trois mois, le peuple fonde tout son espoir sur ce processus électoral. Imaginez qu’on leur dise encore que la date du 19 septembre est compromise, ce sera encore une autre révolte populaire.", prévient Aziz Diop de la Société civile.


"La transition était prévue pour six mois à partir du 15 janvier 2010, et nous voici au huitième mois à cause des tergiversations d’un Premier ministre qui veut coûte que coûte se maintenir à son poste ", a-t-il poursuivi.

Par ailleurs, la société civile guinéenne a invité le Général Sékouba Konaté à prendre en main le dossier électoral et de limoger le Premier ministre Jean-Marie Doré.

Au niveau de la présidence, aucune réaction officielle pour l'instant suite à cette crise.

A la primature, Jean-Marie Doré a insisté dimanche sur la nécessité d'impliquer son gouvernement dans l'organisation du second tour de la présidentielle, conjointement avec la commission électorale nationale indépendante(CENI).

Affaire à suivre...

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