/>

RTG GUINEE LIVE

Les news en continu


Get Your News Widget

Publié par bouba

 

 

Une représentation théâtrale historique et loufoque, voyage entre l’Afrique d’aujourd’hui et de la fin du 18e siècle, a été présentée, dimanche à Alger, par la troupe du théâtre national de Guinée devant les étudiants et les professeurs de l’Institut supérieur des métiers des arts du spectacle (ISMAS).

Intitulé "1789 en Ile de Saint Louis du Sénégal", le spectacle mis en scène par Ibrahima Sory Tounkara a été présenté dans le cadre du programme de la quatrième édition du Festival international du théâtre de Béjaïa (FITB) qui se tient depuis le 29 octobre à Béjaïa.

Jouée dans une décor ouvert épuré d’accessoires, la pièce se déroule en 1789, année de la révolution française et de la proclamation de son texte fondamental, la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. A cette période des habitants de l’Ile de Saint Louis du Sénégal et des mulâtres se révoltent pour bénéficier des mêmes droits de "l’homme blanc".

En pleine révolution française, une délégation de cette île se rend à Paris, mêler ses espoirs, ses illusions et sa révolte des colonies aux "lumières" de la France.

Le texte d’Ahmed Tidjani Cissé ramène parfois le public à l’époque actuelle, grâce à des séquences vidéo tournées en Guinée, pour se moquer de ceux qui s’apitoient encore sur la mémoire de l’Afrique et sa déperdition alors que "l’Africain s’est endormi 5000 ans durant".

Comptant uniquement sur le jeu de ses sept comédiens, Ibrahima Sory Tounkara a réussi à mettre en avant de façon naïve la contradiction entre la proclamation de la déclaration des droits de l’homme par le même pays qui détient des colonies florissantes grâce aux commerces d’esclaves.

En mettant dos à dos les deux visages de la France coloniale et le fossé qui sépare les sujets noirs et mulâtres des sujets blancs par l’utilisation d’un personnage religieux et humaniste pour accentuer la contradiction, la pièce débouche très vite sur une seconde révolution des habitants de ces colonies pour leur indépendance.

La quatrième édition du Festival international du théâtre de Bejaia qui prendra fin le 5 novembre a assuré une visibilité et rayonnement national à cet événement en animant, depuis le 31 octobre les planches de plusieurs salles de spectacle dans les wilayas d’Alger, Batna, Médéa et Tizi Ouzou.

Commenter cet article