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La Guinée nouvelle

Dadis ne veut plus rester au Burkina

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Le Capitaine Moussa Dadis Camara cherche désespérément un point de chute, quelque part, au Mali notamment dans la zone frontalière avec la Guinée, pour poursuivre sa convalescence. Une manière de s'approcher de son Nzérékoré natal qui lui manque certainement beaucoup.

 

 

Pourquoi, le chef de la junte militaire a-t-il choisi cette localité frontalière avec la Guinée, pour poursuivre sa convalescence ? La question mérite, en tout cas, d'être posée. Peut-être cherche-t-il à s'approcher de la Guinée pour pouvoir se mettre à l'abri d'éventuelles poursuites judiciaires par la Cour pénale internationale qui exige son jugement pour son rôle présumé dans le massacre du 28 septembre dernier, à Conakry. Il n'est pas sûr que l'actuel gouvernement guinéen acceptera de livrer ces bourreaux à la Cpi. La reconduction des officiers épinglés par le rapport de la Commission internationale d'enquête de l'Onu dans le cabinet présidentiel met, en tout cas, en doute la sincérité des autorités de la transition. Parmi ces officiers, il y a le Commandant Claude Pivi alias Coplan, ministre de la Sécurité présidentielle et le Lieutenant Tiegbéro Camara, ministre chargé des Affaires spéciales, de la lutte contre le trafic de drogue et le grand banditisme. Human Rights Watch réclame, d'ailleurs, leur tête.

 

Dans une correspondance, en date du 4 mars dernier, adressée aux nouvelles autorités guinéennes, l'Ong américaine de défense des droits de l'homme, demande leur suspension du gouvernement ainsi que les autres fonctionnaires impliqués dans cette sanglante répression. Il appelle le président Sékouba Konaté et le Premier ministre, Jean-Marie Doré, à prendre les dispositions idoines pour poursuivre les auteurs des violations des droits humains commises par les forces de sécurité guinéennes. 'Konaté et Doré ont une opportunité de rejeter l'impunité persistante en Guinée et de mettre un terme à la violence', déclare à ce propos Corine Dufka, chercheuse sénior pour l'Afrique de l'ouest à Human Rights Watch pour qui, ' rendre compte des exactions passées et construire une société s'appuyant sur l'Etat de droit, c'est le travail d'aujourd'hui et non de demain'.

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