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Publié par bouba

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Notre pays, la République de Guinée, dont les 52 premières années de son histoire ont été marquées par la dictature, la violence, la corruption, l'ethno stratégie, est aujourd’hui à un tournant décisif. Au vu des résultats du premier tour des élections présidentielles du 27 juin 2010, les conséquences de l’échec des 52 ans d’indépendance sont apparues au grand jour. Les guinéens qui sont toujours à la recherche de la satisfaction de leurs besoins de survie (manger, se vêtir, se soigner, etc.) de sécurité et d’appartenance, et qui ne l’ont pas trouvée auprès de l’Etat ont choisi le repli identitaire. Une bonne partie des électeurs n’a choisi ni un leader ni un programme, mais l’ethnie.

Face à cette situation, la Nouvelle Génération pour la République (NGR) se devait de rester fidèle à ses principes et valeurs dans toutes ses démarches d’approche de l’avenir. En effet, la NGR est et demeure un parti national d’option libérale qui vise l’unité nationale, la paix sociale, la justice, la démocratie, la sécurité et la bonne gouvernance. Elle entend donner à chaque guinéen et guinéenne l’opportunité de s’épanouir et de libérer son génie créateur. Par principe, elle juge chaque guinéen non pas en tenant compte de son appartenance ethnique, régionale ou religieuse, mais en fonction du contenu de son caractère. Elle considère tous les guinéens comme étant égaux en droits et en devoirs.

Fidèle à ses principes et suite à la publication des résultats provisoires du premier tour des élections présidentielles, les responsables de la NGR ont décidé de ne pas se prononcer sur le choix pour le second tour avant que la Cour Suprême n’ait rendu sa décision. En attendant cette décision de la Cour Suprême, ils ont convenu de donner égales chances aux deux candidats provisoirement en lice pour le second tour. C’est ainsi que la décision de recevoir chacune des campagnes a été prise. Ce qui fut fait dans les jours qui ont suivi. Cette démarche a permis au leader et aux responsables de la NGR de s’informer sur la vision, l’expérience et la personnalité des deux candidats, sur leurs projets de société ainsi que sur les mesures pratiques qu’envisage chacun pour préserver l’unité nationale et la paix sociale dans notre pays. 

Apres les deux rencontres, les leçons furent tirées et la décision d’écrire un protocole d’entente à proposer à chacun des deux leaders fut prise. Le Directeur de Campagne fut chargé d’écrire le projet de protocole d’entente. Une fois le projet rédigé, il fut discuté et adopté par le staff de conseillers du Président et quelques membres du Bureau Politique National avant d’être adopté.

Dans le protocole d’entente proposé, il y avait deux volets fondamentaux. Le premier concernait surtout les exigences de la NGR sur les questions d’unité nationale, de paix sociale, de démocratie, de respect des droits de l’homme, de justice, de sécurité et de développement socio-économique du pays. Ce volet mettait l’accent sur la nécessité de prendre en compte les axes prioritaires du programme de développement mis de l’avant par la NGR durant la campagne électorale. Le second volet concernait la répartition du pouvoir.

Si du côté de l’UFDG et du candidat Mamadou Cellou Dallein Diallo une attention particulière fut prêtée aux préoccupations de la NGR, c’est le contraire qui fut constaté du côté du RPG et du candidat Alpha Conde. En effet, l’UFDG a montré toute sa bonne volonté de négocier avec les représentants de la NGR sur des bases claires, transparentes et respectueuses. Elle a pris en compte l’essentiel des exigences de la NGR sur les deux volets mentionnés plus haut.

Du côté du RPG, les responsables de la NGR ont plutôt vécu un chantage orchestré sous fond de pression. Toute une armée de personnes parlant, certaines, au nom de la Coordination de la Basse Côte, des imams, des «ethnies Mandenka » qui regrouperaient toutes les ethnies de la Guinée excepté les peulhs, des prétendus historiens et sociologues spécialistes des relations interethniques en Guinée et une panoplie de groupes d’intérêt ont monté une grande pression sur le Président Abe Sylla et son entourage. Certains ne se gênaient même pas de dire qu’Abe Sylla et la NGR n’avaient d’autres choix que de s’allier au RPG et au Professeur Alpha Conde. Bref, au lieu de négocier avec les représentants de la NGR, le RPG s’est contenté de faire des pressions par personnes interposées. Or la NGR qui est un parti national et qui a l’ambition de diriger la Guinée pour changer le cours de son histoire au bénéfice de tous sans distinction d’ethnies, de religions, de régions, ne pouvait céder à une pression quelconque d’où qu’elle vienne.

En tout état de cause, le Président et le Bureau Politique National de la NGR demandent à tous leurs militants et sympathisants de rester unis et sereins. Le choix opéré par notre parti pour le second tour est et demeure le meilleur qui puisse préserver l’unité nationale, la paix sociale dans notre pays, et de réaliser le développement économique tant attendu par les guinéens et les guinéennes.

 

Pour le Bureau Politique National

 

Ibrahima Abe Sylla
Président

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