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Publié par walfadjiri

 

Pour faciliter un approvisionnement correct du marché intérieur en produits forestiers devenus de plus en plus rares, les nouvelles autorités de la Guinée ont décidé d’assainir ce secteur. Ce, en interdisant l’exportation de certains de ces produits vers le Sénégal. La Guinée est un grand producteur d’au moins 16 variétés de produits forestiers qui inondent les marchés du Sénégal, notamment celui de Diaobé qui enregistre plus de 30 camions transportant le soumbara, le nététou, le gingembre, le café, etc. Des produits qui ont créé de nouveaux riches dans le pays d’Alpha Condé et qui font l’objet de convoitise. Conséquence, c’est la ruée vers cette activité lucrative. Aussi, les autorités ont-elle été obligées de réagir. Ce qui n’est pas du goût des commerçants qui voient leur chiffre d’affaires baisser au niveau du marché sous-régional de Diaobé. Mais, selon une source forestière, cet embargo est en train de causer un important préjudice au Trésor public sénégalais à cause de la baisse des taxes. La situation est encore pire pour les commerçants guinéens qui jouent à cache-cache avec les gardes-forestiers de leurs pays pour ravitailler le marché de Diaobé. Ainsi, ils font de très longs détours via la Guinée-Bissau pour accéder au Sénégal. ‘Au début, on faisait entrer nos marchandises en Guinée-Bissau avec des charrettes pour ensuite acheminer nos produits à Diaobé à bord de camions. Malheureusement, les douaniers ont compris notre astuce. Ils ont renforcé le contrôle au niveau de Koundara, notre principale porte d’entrée’, renseigne notre source.

 

Par ailleurs, selon A. Camara de Mamou, ’avec cette décision, nous arrivons à peine à gagner de quoi payer nos frais de déplacement encore moins de quoi manger’. La crise née de cet embargo a fait flamber les prix au niveau du louma de Diaobé. Le litre de l’huile de palme qui coûtait 500 francs en 2010 est passé à 1000 francs aujourd’hui. Un prix record, jamais atteint ces dernières années, reconnaît S. C, un commerçant de la Guinée. Qui affirme que ‘cette situation est intenable. Actuellement, les populations sénégalaises, notamment celles de Vélingara, se plaignent de la rareté de ces produits forestiers qui se font ressentir jusque dans les foyers’. A. Diop, une commerçante de Thiès, vient chaque semaine à Diaobé pour y vendre du matériel électroménager dont elle a doublé les prix pour compenser les pertes qu’elle enregistre. Cette crise, doublement ressentie par les commerçants guinéens, rapporte une source, s’explique par la chute de la monnaie guinéenne par rapport au Cfa. Exemple : 5 000 francs Cfa s’échangent contre 65 000 francs guinéens.Une dévaluation du franc guinéen qui expliquerait la flambée des prix de ces denrées.

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