/>

RTG GUINEE LIVE

Les news en continu


Get Your News Widget

Publié par bouba

 

 

 

Torturée avec une barre de fer chaud, dénudée, trainée sur un bûcher de vieux pneus puis aspergée de , Kepari Leniata, 20 ans, a été brulée vive devant une centaine de villageois en colère. La scène, digne des récits du Moyen-Âge, s'est produite mercredi à Mount Hagen, une ville de la province des Western Highlands en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Le  de cette jeune femme, mère de deux enfants ? Avoir pratiqué la sorcellerie.

 

Un règlement de comptes

Mardi, dans ce village, un garçon de 6 ans meurt de douleurs au ventre et à la poitrine. Rapidement, deux femmes du village accusent  Kepari d’avoir jeté un sort au petit. La police ouvre une  pour meurtre et se prépare à des inculpations mais est prise de court par la famille de la famille endeuillée,raconte« Afriquinfos »

Meurtrie et ivre de vengeance, elle vient chercher Kepari, lui ôte ses vêtements, la torture puis la brûle devant des centaines de témoins, qui empêchent la police et les pompiers d'intervenir, explique le quotidien «The National», indiquant que la jeune femme avait reconnu avoir tué l'enfant, mort la veille de douleurs au ventre et à la poitrine.

Avisée du drame, l'ambassade américaine dans la capitale du pays, Port Moresby, a fermement condamné « ce meurtre brutal », signe selon elle d'une violence répandue contre les femmes ». Dans ce pays, les deux tiers  des femmes seraient victimes de violences domestiques.


VIDEO. La chasse aux socières en Papouasie-Nouvelle-Guinée


La chasse aux sorcières prend de l'ampleur

Les croyances en la sorcellerie restent très répandues dans ce pays pauvre du Pacifique. En 1971, le gouvernement avait introduit une loi sur la sorcellerie, pour en faire un délit. Mais la commission de la réforme sur les lois a récemment proposé d'abroger cette loi en raison d'une augmentation des attaques contre les personnes soupçonnées de se livrer à de la magie noire. 

« Bien souvent, la population se méfie de la police et de la justice. Elle invoque des causes surnaturelles pour expliquer les événements et punit les sorciers présumés», avait expliqué en 2009 Apolosi Bose, chercheur d’Amnesty International sur les îles du Pacifique, ajoutant que «la gendarmerie, le bureau du procureur et les autres autorités compétentes doivent redoubler d’efforts afin d’endiguer les violences commises par des groupes d’autodéfense, et de sensibiliser la population aux moyens dont elle dispose pour obtenir justice en toute légalité. » 

Recrudescence de ce type de condamnations, selon Amnesty International de 2009

Au cours de l’année 2008, un nombre croissant de meurtres liés à la sorcellerie ont été signalés en Papouasie-Nouvelle-Guinée, révèle Amnesty International. D’après les médias, plus de 50 personnes sont mortes dans ces circonstances en 2008. Ce type d’homicide est soit en augmentation soit plus fréquemment signalé.

Le 6 janvier 2009. A Mount Hagen toujours, plusieurs hommes ont emmené une femme à la décharge de Kerebug, lui ont ôté tous ses vêtements, l’ont bâillonnée et l’ont brûlée vive, parce qu’elle était soupçonnée de pratiquer la sorcellerie. 

Le 30 janvier. Un tribunal de village, composé de pasteurs de l’église et de responsables locaux, a déclaré coupable de sorcellerie et condamné à mort un villageois du district d’Unggai-Bena, dans la province des Eastern Highlands, qui était âgé de quarante ans. Plusieurs hommes du village l’ont ensuite tué à coups de machettes. 

Le 8 février 2009 : 
Des habitants du village de Ban ont abattu Plak Mel Doa, qui était âgé de soixante ans, et jeté son corps dans le feu. Le fils de cet homme, Anis Dua, a été traîné hors de chez lui et brûlé vif. Ils avaient été accusés par des villageois d’avoir causé la mort d’un membre éminent de la communauté en usant de sorcellerie. 

Commenter cet article