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Publié par bouba

Les forces de police du Michigan dimanche dernier sur les lieux où ont été arrêtés des membres de la milice chrétienne d'extrême droite Hutaree.

 

Huit membres d'une «armée clandestine» viennent d'être arrêtés dans le Michigan. Cible d'extrémistes de droite, Obama est le président le plus protégé de l'histoire.

 

 

L'Amérique traverse-t-elle une phase de paranoïa ? L'atmosphère de haine qui ne cesse de croître depuis l'élection de Barack Obama et atteint des sommets depuis le passage de la réforme de la santé porterait à y croire. Le complot apparemment fomenté par la milice chrétienne d'extrême droite Hutaree contre le gouvernement en est l'une des plus récentes expressions. Huit membres originaires du Michigan, de l'Ohio et de l'Indiana dans le nord des États-Unis ont été arrêtés au cours de raids ce week-end dans le sud-est rural du Michigan. Un neuvième membre, le fils du leader, s'est rendu lundi soir à la police. Le FBI, qui avait infiltré le groupe, a décidé de procéder à ces arrestations maintenant car la milice projetait, d'après l'acte d'accusation, de «tuer» des policiers au mois d'avril et espérait bizarrement provoquer un «soulèvement» contre le gouvernement.

 

 

 

 

Complot et «armes de destruction massive»

 

 

Le groupuscule a été formé en 2008 par un homme de 45 ans, David Stone, qui se présentait comme «Captaine Hutaree», un «guerrier chrétien» sur son site Hutaree.com. Sans activité professionnelle régulière, l'homme au passé violent, décrit par sa première épouse comme un «double péquenot», vivait dans un mobile home. Hutaree, un terme inventé, a fait son apparition l'an dernier dans la liste du Southern Poverty Center, qui a répertorié 127 milices extrémistes sur 512 groupes dits «patriotes», une hausse de 244% sur un an.

 

 

D'après l'acte d'accusation, David Stone réunissait régulièrement ses acolytes pour des entraînements militaires dans les forêts du Michigan. On peut le voir avec sa bande s'entraîner à la guerre sur une vidéo postée sur son site, qui abonde en références à Jésus-Christ et auxÉcritures. La milice considérait les grandes institutions internationales comme les Nations unies et l'Union européenne comme des incarnations de l'antéchrist. Un bandeau défilant sur le site annonce toujours un entraînement pour le 24 avril prochain. Neuf zélotes manqueront la séance.

David Stone, sa seconde épouse, Tina, seule femme connue de la milice, et les autres âgés de 19 à 45 ans risquent la prison à vie. Cinq chefs d'inculpation ont été retenus contre eux, dont celui de complot en vue de déclencher une insurrection et tentative d'usage d'armes de destruction massive.

 

 

 

 Le FBI affirme que la milice s'entraînait à la fabrication de bombes artisanales. Leur plan consistait dans un premier temps à tuer un policier, puis à lancer une attaque d'ampleur contre ceux qui viendraient aux funérailles, avant de mener carrément la «guerre» contre l'État, lorsque les forces de l'ordre les pourchasseraient. Ce complot, si saugrenu qu'il puisse paraître, reflète la théorie largement répandue dans les milices d'extrême droite qu'il faut s'en prendre au gouvernement américain, «oppresseur» des libertés. Leur philosophie rejoint à certains égards celle du mouvement non violent des «Tea Party», anti-impôts et antigouvernement, très en vogue.

 

 

 

La montée des milices d'extrême droite suscite l'inquiétude dans une partie de l'opinion ainsi que des interrogations sur l'attitude de l'Administration. L'an dernier, la ministre de la Sécurité intérieure, Janet Napolitano, avait décidé, sous la pression des conservateurs, de retirer un rapport sur la montée des milices radicales et de leurs thèses violentes. Nombre de commentateurs accusent le Parti républicain d'être responsable de ce phénomène avec sa rhétorique incendiaire contre Barack Obama avant et depuis son élection.

 

 

 

Le président, cible de menaces régulières, a plus de services de sécurité qu'aucun autre président américain avant lui. Un skinhead du Tennessee accusé fin 2008 d'avoir voulu assassiner en série des Noirs en finissant par le candidat d'alors a plaidé coupable lundi. Un autre individu a été arrêté le même jour, accusé cette fois-ci de vouloir tuer le numéro deux du Parti républicain.

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