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Fer : la Guinée signe un protocole d'accord avec Bellzone

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Un acte important vient d’être posé ce matin dans le cadre de la valorisation des immenses ressources minières de la Guinée. Le  gouvernement  et la société  australienne Bellzone ont signé ce mercredi  matin un protocole d’accord pour favoriser  l’exploitation des immenses gisements de fer de Kalya dans la zone de Marela à Faranah.

Ce protocole d’accord concerne notamment  la construction  d’une ligne de  chemin de fer pour le drainage  du minerai de fer sur la côte et la réalisation d’un  port en eau profonde à Matakang dans Forécariah.  Un projet aux dires des spécialistes qui va désenclaver tout le sud de la Guinée et surtout  accélérer  le processus de mise en œuvre des  grands projets d’exploitation des richesses minières de notre Pays.

Le  protocole d’accord a été signé par les ministres des finances et celui des mines pour la partie guinéenne ainsi que par Nik ZUKS, Président Directeur général  de la société bellzone. Cette cérémonie s’est déroulée à la Primature sous l’autorité du Premier ministre, chef du gouvernement et en  présence de plusieurs autres membres du gouvernement.

La réalisation des infrastructures  qui ont fait  objet de signature ce matin sera  financée  par la China International Fund (CIF) sur la base d’un accord récemment signé à Paris entre elle et la société Bellzone qui s’engage de son côté à collaborer avec la (CIF) dans l’exploitation du minerai de fer de Kalya. La construction du chemin de fer  long de 280 km et d’un  port en eau profonde dont  l’accès se fera par un chenal coûtera  selon le ministre guinéen des mines « trois milliards de dollars et déjà  40 millions de dollars sont   versés par les investisseurs chinois  dans une banque à Singapour au compte de la société de joint-venture  créée à cet effet».  

Une société dans laquelle la Guinée sera actionnaire à hauteur de 27%. Toujours selon  Mahmoud Thiam « c’est le contrat le plus généreux que nous ayons encore signé après celui de la CBG ». Aux dires des  ingénieurs,  la zone de Kalya regorge l’un des plus grands gisements  de fer au monde avec une réserve estimée entre 15 et 16 milliards de tonnes  de fer  de haute teneur découverte au terme de cinq ans de recherche menée par  Belle zone, une société australienne aujourd’hui cotée à la bourse de Londres.

Pour une première phase d’exploitation, cette société va exporter 50 millions de tonnes  de minerai de fer par an et lorsque la société d’exploitation atteindra sa vitesse de croisière, près de 150 millions de tonnes sortiront des terres de kalya par an. Ce qui pourrait rapporter à la Guinée environ  un milliard de dollars par an.

Selon Niks ZUKS, PDG de la Société Bellzone, « il est prévu à long terme  d’opérer une  transformation du minerai de fer sur place ». Et en ce qui concerne le niveau d’évolution des travaux, il ajoutera que « d’un point de vue pratique les travaux ont déjà commencé,  les contrats pour les études environnementales sont lancées ainsi que les études techniques pour  le  tracé du chemin de fer ». 

Cela veut dire que « les études de faisabilité bancable et d’engineering  démarrent pour déboucher sur la phase d’exploitation » précise Alpha Oumar Sow, l’un des  deux promoteurs guinéens du projet, tous anciens fonctionnaires du Ministère des mines  à la retraite.  Et « lorsque des compatriotes sont devant un projet de cette dimension, le gouvernement  a le devoir de faire leur promotion » a déclaré le Premier  ministre.

Toutefois,  Jean Marie Doré  soulignera  la nécessité absolue de veiller sur les intérêts de la guinée dans ce projet «  nous allons signer  ce document pour que notre Pays avance dans la valorisation de son potentiel minier mais avec l’espoir que le trésor guinéen va bénéficier des retombées substantielles  de ces investissements en vue ».

Enfin, selon le ministre guinéen des mines, le démarrage réel de l’exploitation des fabuleux gisements de fer de Kalya par Bellzone  et la CIF  sera effectif  au plus tard  dans quatre ans. Ce qui fera alors de la Guinée un interlocuteur incontournable sur le marché mondial du fer. Sans oublier le désenclavement que  ce projet va apporter pour tout le sud de la Guinée où il existe également  d’immenses réserves de minerais  en tout genre.

Et ce sera « un pas de gagné sur l’histoire du projet transguinéen qui date de 1963 » rappelle, non sans une touche de fierté, Alpha Oumar Sow, directeur  du développement minier à Bellzone qui a commencé ses activités en Guinée il y a juste cinq ans.

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