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Publié par ecovision

 

L’opération de recensement et d’identification des fonctionnaires et agents de l’Etat a révélé une partie de ses secrets. La bonne gouvernance étant l’une des  priorités des autorités administratives et politiques de la Guinée, la campagne d’assainissement du fichier de la fonction publiqueengagée en février commence à livrer ses derniers secrets. Les auditeurs viennent de découvrir 4127 fictifs pour une perte financière annuelle de 30 milliards.


 

Depuis bien longtemps, des cas d’agents fictifs de la fonction publique qui constituent une lourde charge pour le contribuable guinéen sont dénoncés. Entre 2007 et 2008, le gouvernement avait annoncé un chiffre de 13 mille cas de doublons dans le fichier de la fonction publique. Et en 2011, avec la première communication du ministère de tutelle, le Secrétaire Général avançait le chiffre de 2619. N’Famara Diao Baldé ajoutait : « nous devons approfondir le contrôle pour voir effectivement si  nous ne sommes pas passé à coté des 1000 cas de fonctionnaires en position de doublons ».


Trois mois plus tard, le constat est acerbe : 4.127 fonctionnaires fictifs, avec à la clé une sortie de 2.535.281.744 GNF par mois, soit  30.435 380.928 de francs guinéens par an. Selon nos informations, il existe 1.557 fonctionnaires et contractuels permanents décédés mais en activité  dont 878 dans le fichier administratif général (FAG). Dans cette catégorie, l’Etat égarerait  744.627.611 GNF par mois et  près de 9 milliards par an.


Cette situation alarmante est sans nul doute provoquée par les jeunes diplômés qui continuent à grossir le rang des agents de la fonction publique, alors qu’ils sont employés sous d’autres cieux. Des centaines de citoyens vivant dans d’autres pays et qui perçoivent leurs salaires sur des comptes bloqués figurent sur la liste des responsables de cette corruption. Que dire aussi de leurs complices DRH et autres cadres de la fonction publique de mauvaise foi ?


Parlant de  la qualification de l'administration publique, le ministère en charge du contrôle du fichier travaille en partenariat avec le haut commissariat à la reforme de l'État. Une institution qui a été initiée tout récemment. Donc, pour qualifier l’administration il est important de mettre en application les textes de loi relatifs aux mécanismes de contrôle de structure et des effectifs.


Le cas de la Guinée n’est pas isolé, les fonctionnaires fictifs étant devenus un sérieux fléau dans diverses administrations publiques africaines, selon des informations  que nous avons  obtenues. En avril 2010, le Cameroun en avait débusqué 15.000. En mars 2010, on annonçait la découverte de plus de 5.600 agents fictifs au Gabon. En août 2009, la Guinée Bissau signalait la présence de 3.000 agents fictifs qui émargeait sur la fiche de paie de l’Etat. 


La Guinée doit pouvoir assainir ce fichier, seul chemin pour mettre fin à cette hémorragie financière.

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