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Publié par bouba

 

Les cours sont interrompus dans deux des grandes institutions d'enseignement supérieur de la Guinée, à Kankan en Haute Guinée et à Labé en Moyenne Guinée, a appris Xinhua de sources concordantes.

 

Cette grogne des étudiants de l'université Julius nyéréré de Kankan et du centre universitaire de Labé a débuté le lundi dernier et les grévistes réclament le paiement intégral de deux mois de bourses.

La bourse mensuelle d'entretien par étudiant est de 100.000 francs guinéens (10 euros).

Les autorités de l'éducation semblent préoccupées par ce débrayage, et des mesures seraient entrain d'être prises pour le paiement des pécules aux étudiants à compter de ce jeudi, selon une source bien informée.

Ceci pour éviter toute contagion de cette grogne à d'autres universités du pays, quand on sait que ces écoles sont confrontées à des problèmes de logistiques, liés au manque d'infrastructures devant abriter les étudiants ainsi que des enseignants qualifiés en nombre suffisant.

Une autre grande école connaît en ce moment des perturbations au niveau des cours. Il s'agit de l'Institut des arts de Guinée ( ISAG), où une dizaine de professeurs ivoiriens ont cessé de dispenser les cours pour réclamer leurs émoluments.

Ces professeurs qui travaillent en Guinée dans le cadre de la coopération "sud-sud" auraient fait deux ans sans avoir perçu les 1.000 dollars mensuels auxquels chacun d'eux aurait droit.

Mais, selon une source proche du dossier, des mesures seraient entrain d'être prises pour payer les salaires de ces professeurs ivoiriens, afin de sauver l'année scolaire à l'Institut des arts de Guinée (ISAG).

Le gouvernement du professeur Alpha Condé, qui a hérité d'une situation difficile au niveau des secteurs comme l'éducation, prévoit des réformes imminentes dans l'enseignement supérieur.

Il sera question de bâtir quatre pôles universitaires repartis dans les quatre régions naturelles du pays, à savoir en Basse Guinée, en Moyenne Guinée, en Haute Guinée et en Guinée Forestière. Le projet est destiné à réduire les énormes fonds investis annuellement dans des universités privées, pour le paiement des frais de scolarité des étudiants boursiers de l'Etat.

Les fonds sont estimés à près de 9 millions d'euros par an par le département guinéen de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

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