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Guinée - 15 blessés dans l'attaque du siège du parti au pouvoir à Conakry; représailles à Kouroussa

 

Au moins quinze militants du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG, au pouvoir) ont été blessés samedi dans l'attaque du siège de leur parti à Conakry en marge d'une manifestation de l'opposition, a annoncé dimanche le secrétaire général du RPG, Saloum Cissé.

Des "individus non identifiés ont attaqué samedi le siège national de notre parti à coups de pierres et de bâtons blessant au moins 15 personnes, brisant des vitres d'une dizaine de véhicules garés devant", a déclaré M. Cissé.

"Nous connaissons à peu près ceux qui ont commandité cette attaque, parce que c'est tout juste après le passage d'un cortège de l'opposition" dans lequel se trouvait deux de ses leaders, "Sidya Touré et Lansana Kouyaté", a-t-il affirmé.

"Nous prenons l'opinion nationale et internationale à témoins quant aux provocations de nos adversaires qui font tout pour qu'il y ait des affrontements dans ce pays", a-t-il ajouté.

Traoré Zalikatou Diallo, secrétaire générale du Parti de l'espoir pour le développement national (PEDN) de Lansana Kouyaté, a de son côté affirmé que "lors du passage du cortège de notre leader à côté du siège du RPG, nous avons été attaqués par des militants de ce parti qui ont jeté des cailloux sur le cortège".

"C'est après que nos militants et d'autres de l'opposition ont répliqué", a-t-elle dit. Elle a assuré ne pas savoir s'il y avait eu des blessés, "mais de toute façon qui sème le vent récolte la tempête".

En représaille, des militants du RPG ont attaqué dimanche matin le siège du PEDN à Kouroussa (500 km à l'est de Conakry), ville natale de M. Kouyaté, ex-Premier ministre, a affirmé la dirigeante du PEDN.

La police guinéenne a dispersé samedi à Conakry à coups de gaz lacrymogènes des centaines de personnes et en a interpellé des dizaines d'autres venues assister à un meeting de l'opposition pour exiger des législatives "transparentes" en juillet.

L'opposition a affirmé que la tenue de ce meeting avait été déclarée aux autorités comme le prévoit la loi, ce qu'a démenti la maire du quartier où il avait été prévu.

Les opposants avaient annoncé qu'ils allaient organiser à partir de samedi meetings et caravanes à travers tout le pays pour "contraindre" le président Alpha Condé à organiser des élections législatives "transparentes et crédibles" le 8 juillet.

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