/>

RTG GUINEE LIVE

Les news en continu


Get Your News Widget

Publié par bouba/afp

 

 

Plus de 4.000 militaires et paramilitaires de Guinée, incluant des agents de la police, des douanes et des eaux et forêts, seront mis à la retraite d'office avant fin décembre, a annoncé le président Alpha Condé dans une déclaration diffusée par les médias publics.

 

"Cette année, plus de 4.000 militaires et para-militaires vont aller à la retraite avant décembre", a affirmé M. Condé mardi soir à la radio-télévision guinéennes (RTG), sans préciser l'âge légal du départ à la retraite.

Une source au ministère de la Défense a indiqué que cet âge légal variait selon les grades et pouvait aller jusqu'à 65 ans pour les généraux. L'effectif total des militaires en Guinée est évalué à 12.300 hommes.

Parmi les futurs retraités, figurent des militaires enrôlés avant l'indépendance de la Guinée, ex-colonie française, en 1958 et dont certains ont 70 ans ou plus, selon des sources militaires contactées par l'AFP.

Des militaires radiés par le président Lansana Conté (1984-2008) après le coup d'Etat manqué de 1985 et la mutinerie de 1996, ensuite réintégrés par le président guinéen de transition, le général Sékouba Konaté (2009-2010), seront également concernés, selon les mêmes sources.

"Ce n'est pas une chasse aux sorcières mais il faut un changement de mentalité qui est difficile. Tous les Guinéens se sont installés dans des habitudes qui ne sont pas propices à une bonne gouvernance", a indiqué M. Condé.

Il a décidé d'élever le grade de ces militaires admis à la retraite pour leur permettre de jouir d'une retraite décente.

"Nous allons faire un recensement biométrique (dans l'administration) qui a pour objectif de préparer l'avenir", a ajouté le chef de l'Etat en affirmant "qu'il y a beaucoup de dysfonctionnements à corriger pour qu'on ne paye plus de salaires fictifs".

Il a exprimé "sa satisfaction vis-à-vis des militaires qui ont observé le calme et accepté des sacrifices" depuis sa prise de fonction, en décembre 2010, après son élection en novembre.

L'une des priorités du président Condé, premier président démocratiquement élu de Guinée, a été de mettre en place une réforme du secteur de la défense et de la sécurité, l'armée ayant toujours joué un rôle déstabilisateur dans ce pays dont l'histoire est marquée par la violence politique, les coups d'Etat et tentatives de coups d'Etat militaires.

Commenter cet article