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La Guinée nouvelle

Guinée: Amélioration du climat des affaires

 

 

 

Le climat des affaires s’est sensiblement amélioré en Guinée au cours des neuf premiers mois de cette année 2011, indique le Tableau de bord mensuel de l’économie, produit par le ministère de l’Economie et des finances, transmis à la PANA. Dans les activités sectorielles, les volumes de production ont augmenté de 56,3 pour cent pour l’huile de palme, 28,8 pour cent pour le ciment, 24,4 pour cent pour la bière, 21,3 pour cent pour l’alumine, 12 pour cent pour le diamant et de 3,2 pour cent pour le poisson de la pêche industrielle contre une variation respective de -12,7 pour cent, -8,9 pour cent, -20,6 pour cent, -49 pour cent, -46,8 pour cent et -62,1 pour cent en 2010.

Selon le document, ces résultats ont été atténués par le ralentissement de la hausse des volumes de production en points de pourcentage de 10,7 pour la bauxite qui n’a crû que de 5,4 pour cent à fin septembre 2011, de 16,6 points pour l’eau potable (0,2 pour cent) et de 37,9 points pour la peinture (6,3 pour cent) et par la baisse des autres volumes de production de 0,8 pour cent pour les boissons sucrées, 4,4 pour cent pour le gaz, 14,3 pour cent pour l’électricité, 28,5 pour cent pour la farine et de 35,7 pour cent  pour l’or en raison en partie de l’accroissement des coûts de production.

La gestion des finances publiques a produit une hausse des recettes budgétaires grâce à la politique de l’unification de caisse, mise en place par les nouvelles autorités, et conjuguée à l’exécution des dépenses sur la base des recettes disponibles.

Ainsi, les données à fin septembre 2011, rapportées à celles de 2010, indiquent une hausse des recettes budgétaires totales de 57,3 pour cent (multiplication des dons par 22,2, augmentation de 33 pour cent pour les recettes non fiscales et 28,7 pour cent pour les recettes fiscales) contre 23,2 pour cent en 2010, dont 26,3 pour cent pour les recettes non fiscales, 25,4 pour cent  pour les recettes fiscales et une chute des dons de 51,5 pour cent.

Les prévisions à fin septembre 2011 ont été faussées parce que 'les recettes budgétaires ont connu une moins value totale de 109,24 milliards GNF, avec un manque à gagner de 197,86 milliards pour les recettes du secteur non minier et une plus-value de 88,62 milliards pour le compte du secteur minier à cause essentiellement d’une hausse des exonérations de 67 pour cent à fin septembre 2011 contre 14 pour cent en 2010'.

Quant aux dépenses budgétaires totales, elles ont baissé de 18,9 pour cent à fin septembre 2011 (chute des dépenses d’investissement financées sur les ressources propres de 75,7 pour cent, hausse des dépenses d’investissement sur le financement extérieur de 75,6 pour cent et des dépenses courantes de 1 pour cent ) contre une expansion de 82,8 pour cent en 2010, dont 122,5 pour cent pour les dépenses d’investissement sur les ressources propres, 76,5 pour cent pour les dépenses courantes et 8 pour cent pour celles des investissements sur le financement extérieur).

Sur la base des prévisions, ces dépenses totales ont connu une contraction cumulée de 798,56 milliards GNF, avec une économie apparente de 410,86 milliards pour les dépenses d’investissement financées sur les ressources propres, 311,02 milliards pour les dépenses courantes et de 73,01 milliards pour les dépenses d’investissement liées au financement extérieur.

Cette situation dégage une chute de 82,5 pour cent du déficit budgétaire hors dons à fin septembre 2011.

Au niveau monétaire, les données de septembre 2011, comparées à celles de décembre 2010, indiquent un ralentissement de la hausse de la masse monétaire et de la base monétaire de 18,4 pour cent et 9 pour cent  contre respectivement  58,4 pour cent et 48,6 pour cent en 2010.

Ce ralentissement est consécutif, souligne-t-on, en partie à l’impact des efforts liés à la baisse de 10,2 pour cent du financement du déficit budgétaire par la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) en 2011 contre une hausse de 54,9 pour cent en 2010.

En outre, face à une demande plus importante que prévue de devises, entre janvier et septembre 2011, le franc guinéen s’est respectivement déprécié de 16,7 pour cent et 25 pour cent face au dollar et à l’euro sur le marché officiel contre 18,3 pour cent et 23,5 pour cent sur le marché parallèle.

'En raison du renchérissement des prix des produits de première nécessité, le niveau de l’inflation en glissement annuel est passé de 20,8 pour cent en décembre 2010 à 21 pour cent en septembre 2011, contre 16,6 pour cent en 2010', précise-t-on.

Au plan extérieur, les flux d’échanges commerciaux des neuf premiers mois de l’année 2011 avec le reste du monde, rapportés à ceux de 2010, indiquent une hausse de la valeur en douane des importations et des
exportations de 74,9 pour cent et 22,6 pour cent contre respectivement 17,6 pour cent et 75,4 pour cent en 2010.

En raison de l’impact de la limitation de l’exportation des produits de première nécessité, le taux de couverture a baissé de 97,7 pour cent à fin septembre 2010 à 68,3 pour cent en 2011 et le solde commercial a été multiplié par 1,9 pour cent.

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