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Publié par Morin Yamongbé

Alors que le capitaine Moussa Dadis Camara poursuit sa «convalescence» à Ouagadougou, le général Sékouba Konaté, son désormais officiel intérimaire au poste de président de la Guinée, doit faire face à des Forces vives guinéennes qui n’entendent visiblement pas être des dindons de la farce. Pour montrer toute leur détermination, la bande à Jean-Marie Doré et Rabiatou Sérah Diallo, avant leur désignation respectivement comme Premier ministre et vice-Premier ministre, avait refusé de répondre à l’appel de Ouagadougou, pour ne pas se voir imposer un gouvernement, dont ils ne maîtriseraient pas du tout la composition.C’est toujours dans cette logique que les Forces vives, du rang desquels proviennent Doré et Sérah Diallo, exigent d’en savoir plus sur les pouvoirs réels du Premier ministre, qu’elles refusent d’imaginer comme une simple «marionnette».

Les Forces vives fixent d’ailleurs la barre très haut en s’opposant, entre autres, à la présence dans le gouvernement, de tout ministre qui porterait sur lui le péché originel des massacres du 28 septembre 2009. C’est dire qu’avant même la fin de la transition de six mois, les Forces vives veulent déjà tourner pour de bon la page Dadis, même si la junte, en la personne du général Konaté, garde le gouvernail du navire jusqu’à la prochaine élection présidentielle. La période intérimaire ne sera donc pas une sinécure, Sékouba Konaté étant contraint de faire face à deux fronts. En effet, en sus des exigences des Forces vives, le Général doit faire preuve de toute sa férocité de «tigre» et de son tact d’homme providentiel pour affronter les manœuvres des «judas» de la junte, contre lesquels l’a prévenu Dadis, depuis sa villa de convalescence de Ouaga 2000.

Une chose est certaine, dans une Guinée qui revient de loin et où tout -ou presque- est à faire, les six mois de transition pourraient se révéler bien courts, si les Guinéens s’empêtrent dans de sempiternelles contestations qu’il faut vite dépasser. A moins que la Guinée, à l’instar de son voisin ivoirien, où Blaise Compaoré exerce également ses talents de facilitateur, ne veuille s’installer dans la transition pour l’éternité.

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