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Publié par bouba&afp

Un journaliste de la radio privée "Bombolom FM" en Guinée-Bissau, Mama Saliu Sani, également conseiller en communication du Procureur général bissau-guinéen, a échappé dans la nuit du mercredi à hier à une "tentative d’assassinat", a indiqué à l’Afp une source policière.



Selon cette source, des hommes non identifiés armés d’armes blanches ont pénétré dans la maison du journaliste vers 02h 00 (locales et Gmt).


"J’ai été réveillé par le bruit d’une machette quand ils tentai
ent de casser ma porte", a lui-même affirmé à l’Afp M. Sani, assurant les avoir alors fait fuir par des cris.

"Ils sont revenus à la charge quelques heures après. Mais cette fois, c’est l’intervention des voisins qui les a fait fuir", a ajouté le journaliste, disant craindre pour sa vie.Selon lui, les assaillants ont laissé sur place une machette, un poignard et un "coupe-coupe", ainsi qu’un avertissement en ces termes : "va dire au Procureur (général Michel Amine Saad, ndlr) que nous te tuerons à tout prix et on verra ce qu’il fera ». La Police judiciaire a été saisie de l’enquête.


Le Procureur général Michel Amine Saad, investi en novembre 2009, dirige les investigations dans différentes affaires sensibles.


Ce magistrat est notamment en charge des enquêtes sur le trafic de cocaïne dans le pays, mais aussi du dossier du double assassinat en mars 2009 du chef d’état-major des forces armées Batista Tagmé Na Wai et du président de la République, Joao Bernardo Vieira. Il a aussi dans ces dossiers le cas de l’ex-chef d’état-major de la Marine, José Américo Bubo Na Tchuto, que les autorités veulent poursuivre en justice.


Le syndicat des journalistes et techniciens de la communication sociale a condamné "avec véhémence ce geste poltron et barbare".


Ce syndicat a demandé aux autorités compétentes de tirer au clair cette affaire, "qui n’est pas une première en Guinée-Bissau", quatre journalistes ayant reçu des menaces de mort en 2007. L’obscurité qui enveloppe la capitale à la nuit tombée par manque d’électricité et la circulation d’un grand nombre d’armes favorisent par ailleurs le développement des attaques à main armée, selon un rapport du Réseau ouest-africain pour l’édification de la paix (Wanep) en 2009.

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