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Publié par Ben Pépito

Afakoudou ! C’est bien votre grincheux scribouillard qui s’oublie ainsi sur le net. Pendant trois heures. L’on vous dit. Dites, chers internautes ? Qui de vous connaît l’adresse de Alpha Oumar Telli Diallo ? C’est pour lui envoyer la facture du cyber-café… Une simple lecture et de petites prises de notes de sa paperasse intitulée « Plus jamais de pensée unique en Guinée », ont été facturées à trois thunes sonnantes à votre radin surfeur. Le prix de six maigres baguettes de pain. S’il vous plaît ! Comme Alpha Telli votre ronchonneur ne voulait vraiment pas s’inviter sur le net avant la faim du deuxième tour. Il s’est abstenu haaaaaaaaa pour ne pas tomber dedans. Et plouf ! Ça va alors gargouiller. Glouglou ! Glouglou ! Glouglou !

 

Le 19 septembre prochain populaces au bled, diaspos et diaspourris et diasripoux éparpillés à travers le monde vont sélectionner démon pratiquement pour la première fois dans l’histoire de leur pays un « persident ». Si Jean-Marie Doré, le bateleur de la Primature le veut. C’est excitant. C’est tellement excitant que ça émoustille Aplha Telli qui signe de son avis : « quel que soit le vainqueur, il a la possibilité de nous sortir enfin un peu la tête hors de l’eau, s’il a l’intelligence de savoir nous faire travailler tous ensemble pour bien nous remettre à flot. »

 

Oui. C’est adroit, politiquement parlant, de couper de cette façon la poire en deux. Mais intellectuellement bavant c’est inconséquent de flouer comme ça les choses. Non, Alpha Oumar Telli Diallo ce n’est pas « quel que soit le vainqueur » au deuxième tour que le patelin sortira de l’auberge. Non, non, non, noooon.

 

C’est vrai que cette étape est charnière pour les Guinéennes et les Guinéens. Faut-il pour autant ménager la chèvre et le chou au point d’entraîner involontairement sélecteurs et sélectrices à opérer un choix machiavélique dans les urnes. Non. Le moment est palpitant et crucial. Pas un pas en arrière. Il faut absolument, impérativement, « caté-go-ri-que-ment » pour reprendre cette façon de hacher et d’articuler chère au bateleur de la Primature, opérer une rupture avec le passé et sortir enfin des ténèbres, de l’obscurantisme. Pierre Rosanvallon dans son livre « La démocratie inachevée » martèle que : « La peur du totalitarisme conduit à se satisfaire comparativement d’une démocratie imparfaite, si ce n’est même, parfois, à en célébrer les vertus. »

 

Ok ! Sur ces entrefaites au bled l’on concède qu’on ne nomme pas la bête pour ne pas heurter des sensibilités politico-ethniques. Par contre il faut éviter « caté-go-ri-que-ment » de maquignonner la bête et de la faire passer pour ce qu’elle n’est pas du tout pendant ce second tour de la présidentielle guinéenne.

 

Afakoudou ! Si par emballement et par enchantement des sélecteurs et sélectrices dans l’isoloir, le médiocre passe et s’intronise au perchoir, l’on saura toutes et tous de quel bois il se chauffe. Ah ! Oui, ce deuxième tour ne met pas aux prises nos semblants « Droite » et « Gauche » en politique. Il oppose plutôt un passable à un narcissique médiocre mégalomaniaque. C’est l’image que donne ce deuxième tour. Et les sélecteurs et sélectrices guinéens ne sont pas dupes.

 

Oh ! Sélecteurs et sélectrices ! Passez la serpillère dans l’isoloir et fourrez dans l’urne le bulletin de vote du passable. A cette occasion, l’on invoque votre bon sens, votre maturité politique. C’est à vous de décider à qui confier le sort de la Guinée, entre ces deux prétendants à la magistrature suprême, pour le prochain mandat présidentiel démocratique. Et aucun d’eux à ce jour ne peut se targuer de bénéficier à cinquante pour cent de votre caution. C’est en cela que Nicolas Machiavel a raison :

 

« Rien n’est si changeant que les peuples ; il est très aisé de les persuader, mais il est très difficile de les maintenir dans cette persuasion. » Sous les projecteurs des chaînes de télévision, sélecteurs et sélectrices sont souvent olé ! olé ! avec tel ou tel plaisantin qui brigue le fauteuil présidentiel. Mais dans l’isoloir, ils changent de trottoir politique et niquent les rigolos candidats, les cabotins, les marchands d’illusions, et écartent les politistes immatures. Ils cochent leur choix devant le prénom du candidat sensé être porteur de rêves réalisables et de projets viables de développement. Il faut savoir faire rêver en politique et non illusionner ou berner.

 

Apparemment Ben Daouda Sylla de Africa n°1 ne pige pas ça. Dans ses babillages tendancieux sur les ondes de cette radio africaine, il a constamment le couteau entre les dents contre cet aspirant au trône et fayote le second postulant avec un excès de zèle propre aux « N’gnarimakha » ou flatteurs du terroir. A l’écouter, il donne cette fâcheuse impression aux auditeurs avertis qu’il ne se foule pas pour aller aux nouvelles et se contente de recouper ses infos au téléphone. En fait il prend ses auditeurs pour des bébêtes. Bof !

 

En dépit des fraudes électorales au premier tour, force est de reconnaître que le populisme ne suffit pas pour garantir la victoire à un candidat. Quiconque « bâtit sur la faveur du peuple, bâtit sur la boue. » Parole de Machiavel. Cela est d’autant plus vrai que le choix des sélecteurs n’est jamais acquis de prime abord avant qu’ils ne pénètrent dans l’isoloir et ne fourrent leurs sacrés bulletins dans l’urne. C’est pourquoi l’on conjure les sélecteurs et sélectrices guinéens de ne pas élire le médiocre. Ne le sélectionnez pas. Ne votez pas pour lui. C’est-à-dire ne cochez pas devant son nom ou ne vous trompez pas en jetant son bulletin de vote dans l’urne. Ne le faites pas ! Allabé Annabbé ! Il n’a pas le discernement et l’intelligence politique de développer une bourgade à plus forte raison un bled dévasté comme la Guinée. Afakoudou ! Ce n’est pas un chahut. Le médiocre est un tyranneau en attente d’être catapulté au perchoir.

 

Gardez tout votre calme dans l’isoloir. Wlà ! On vous demande de cocher devant le nom du candidat de votre choix. Demandez calmement qu’on vous lise et distingue l’emplacement des noms des deux candidats sur la feuille de vote. Qu’on vous montre exactement où apposer votre croix sans confusion ! Vous êtes bien fixé.

 

Allez ! Entrez dans l’isoloir. Respirez profondément ! Pensez à la Guinée. Pensez aux chômeurs, aux millions de pères de familles sans travail, aux millions de mères de familles et aux veuves qui remuent ciel et terre pour assurer l’éducation scolaire de leurs enfants et les nourrir de mangeailles, aux élèves et étudiants dont l’éducation est bâclée, à ces milliers de filles et femmes qui se prostituent pour s’acheter une baguette de pain et nourrir leurs familles, à tous ces misérables qui arpentent les artères du bled pour trouver de quoi se nourrir, aux malades qui crèvent comme des rats frappés de peste dans les mouroirs des hôpitaux et dispensaires ou centres de santé faute de médicaments et de soins.

 

Pensez aux aigris qui ne savent plus où donner de la tête. Pensez à vous, à votre sort. Expirez. Relaxez-vous ! Ouvrez grandement vos yeux. Ne vous emballez pas. Ne tremblez pas. Calmement. Doucement. Apposez maintenant votre croix devant le nom du passable. Si on vous facilite la tâche avec des bulletins de vote distincts portant les bobines respectives des deux aspirants, froissez et jetez dans la poubelle de l’isoloir le bulletin de vote du médiocre patriotard. Regardez ! C’est sa trombine ! C’est bien lui ! Jetez ou déchirez. Gardez surtout toute votre sérénité et évitez toute erreur de vote. Il faut battre le patriotard à plate couture et s’opposer à sa reculade au relent des pouvoirs despotiques qui ont marqué à jamais Guinéennes et Guinéens. Ce médiocre politicard est ouaté par de sourdes ambitions personnelles qui, s’il s’empare du pouvoir, replongeront le bled dans l’arriération et la dégradation de tout et tout.

 

Si vous shootez en faveur du candidat passable, le combat démocratique pourra toujours se poursuivre en vue de l’épanouissement de la Guinée et du développement des Guinéens. S’il passe démocratiquement cette deuxième épreuve des urnes, alors les quelques petits acquis des luttes démocratiques pourront être approfondis et améliorés. On sera vigilants, attentifs et on pèsera fortement par des mobilisations dans la balance pour booster le futur Etat à rompre avec « l’ignorance crasse » et l’enseignement au rabais imposés aux élèves et étudiants guinéens, l’incompétence aux commandes, l’impunité dans les détournements de deniers publics.

 

Proudhon estime à juste titre que « Ce n’est plus une philosophie du pouvoir qui doit dominer nos institutions et notre action privée : c’est une philosophie du travail ou, si l’on préfère un mot plus vaste, une philosophie de la production. »

 

Hé ! Nostalgiques de la Révolution, freinez des quatre fers ! Quand Proudhon parle de production ce n’est pas à la sékoutouréenne. Débouchez vos oreilles et entendez production dans le sens d’un développement durable et viable. Wlà ! Et cette philosophie de production ne sera épanouissante et réelle qu’avec l’élection du passable au suffrage universel. Elèves et étudiants guinéens sont en droit d’attendre de ce futur « persident » de la République démocratiquement élu et de son gouvernement qu’ils se donnent comme première priorité le recadrage d’un enseignement de qualité à dispenser aux élèves et aux étudiants.

 

On ne peut rien espérer réussir de durable si on ne forge pas des têtes bien faites et si possibles bien pleines. On a lu et écrit et réécrit à maintes reprises : la démocratie est un concept social avant d’être un concept institutionnel. On doit pouvoir humer, palper, toucher la démocratie. Elle doit absolument rimer avec développement des populaces.

 

Qu’elles travaillent et vivent à la sueur de leur front ! Qu’elles graillent bien et à leur faim ! Que l’accès aux soins et à l’instruction soit pour elles gratis et un droit impératif et intransigeant ! Revalorisation des établissements scolaires et universitaires publics. Gratuité des fournitures pour les élèves à l’élémentaire dans les établissements publics.

Qu’on forme et recrute des enseignants de niveau ! Qu’on chasse des classes et des amphithéâtres saltimbanques et autres jongleurs dont les capacités dans les matières à enseigner se limitent à amuser la galerie ! Il est vraiment temps que chaque Guinéen soit rétribué en fonction de son apport à l’édification de la Guinée de demain ! Qu’il ait droit au bonheur individuel ! Qu’il se nourrisse de viande, de poisson ! Qu’il dispose de son propre toit et ne s’écroule pas sous le poids onéreux des loyers ! Qu’il ait accès à l’eau potable, à l’électricité 24h sur 24h !

 

Que Conakry ne soit plus cette gigantesque fosse septique à ciel ouvert qui charrie dans l’atmosphère des odeurs pestilentielles, malodorantes, on ne peut plus irrespirables ! Qu’on règle définitivement le problème de transport public par l’achat de bus. Pas d’occasions. Des bus neufs de première qualité avec des moteurs et des carapaces solides.

 

Que le futur État s’attèle à goudronner dans les brefs délais toutes les grandes artères de la capitale ! Qu’on arrête de colmater les nids de poules avec du sable et des cailloux ! Goudronnez les routes, bordel ! Que tous les travailleurs guinéens aient accès au crédit bancaire ! Que ça ne soit pas un privilège exclusif de certains commerçants véreux ou quelques malins fonctionnaires ou obscures politiciens !

 

Que le futur État guinéen garantisse l’autonomie du Ministère de la critique à la presse ! Qu’elle n’encourt pas de représailles sous prétexte que telle ou telle critique de la presse met à nue la vie privée du « persident » ou de ses douces moitiés ou éventuellement de ses maîtresses ou encore qu’elle érafle la dignité et la grandeur des futurs dignitaires de la Primature et du gouvernement ! Que ça soit clair pour tous dès maintenant !

 

Mborré ! Si ces minces indices ne figurent pas dans la primauté de votre candidat passable, signifiez-lui de revoir ses copies et cochez devant son prénom ou mettez son bulletin de vote dans les urnes quand aura décidé bien sûr le bateleur de la Primature de s’enivrer au champagne « persidentiel ». Agnoon !

 

 

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