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Publié par saliou samb

 

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Au total 24 candidats - dont une seule femme - sont en lice pour l'élection présidentielle prévue le 27 juin en Guinée, la plus libre jamais organisée depuis 1958 dans ce pays d'Afrique de l'ouest marqué par 50 ans de pouvoir autoritaire et de mauvaise gouvernance, selon des analystes.

Les pronostics des Guinéens dans les rues, cafés et bureaux donnent quatre grands favoris : l'opposant historique Alpha Condé, leader du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), les anciens Premiers ministres Cellou Dalein Diallo, président de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Sidya Touré, chef de l'Union de forces républicaines (UFR), et Lansana Kouyaté président du Parti de l'espoir pour le développement national (PEDN); ainsi que François Fall qui dirige le Front uni pour la démocratie et le changement (FUDEC).

Derrière ces favoris, viennent d'autres candidats comme Abe Sylla, nouvellement revenu des Etats-Unis et qui dirige la Nouvelle génération pour la république (NGR), Aboubacar Somparé, secrétaire général de l'ancienne formation au pouvoir, le Parti de l'unité et du progrès (PUP), Ousmane Bah, président de l'Union pour le progrès et le renouveau (UPR).

 

La seule femme dans la course, Saran Daraba, est le leader de la Convention démocratique panafricaine (CDP). Les deux autres, Djenné Saran Kaba et Rougui Barry qui s'étaient annoncées, ne peuvent pas prendre part à la compétition. Kaba a été éliminée par la Cour suprême pour dossier incomplet tandis que Barry a finalement abandonné sans déposer sa candidature.

Convalescent au Burkina Faso après avoir été victime d'une tentative d'assassinat en décembre 2009, l'ancien chef de la junte Moussa Dadis Camara a été remplacé par le général Sékouba Konaté qui semble beaucoup plus volontaire pour remettre le pouvoir aux civils.

Tout semble prêt pour le scrutin qui mobilisera environ 4,2 millions d'électeurs. Pour démentir les rumeurs annonçant le report du scrutin, la Commission électorale nationale indépendante (CENI)), l'institution chargée d'organiser les élections, a indiqué qu'elle était prête à respecter le délai officiel fixé. Dans un communiqué de presse publié le 4 juin, la CENI indique avoir commencé cette semaine la distribution du matériel électoral.

Zeïnab Camara, une informaticienne de 26 ans, affirme, optimiste, à IPS: «J'irai voter parce que je sais que ma voix va compter. Et mon candidat sera élu».

"Ces élections doivent absolument avoir lieu et elles nous permettront de résoudre nos problèmes les plus urgents. A l'heure actuelle, aucun bailleur de fonds n'orientera ses investissements vers la Guinée si l'ordre constitutionnel n'est pas rétabli", affirme Maïmouna Bah, assistante de direction dans une organisation non gouvernementale à Conakry.

Mais, Augustin Gnimassou, professeur de sociologie à l'Université de Conakry, ne partage pas cette opinion. «Cette élection ne va pas changer grand-chose dès lors que les favoris sont les mêmes qui occupent le devant de la scène depuis de nombreuses années», dit-il à IPS.

Pour les besoins de la campagne électorale, la radio et la télévision d'Etat accordent à chacun des 24 candidats quatre minutes d'antenne par jour. Dans les radios privés, les candidats payent entre 1.300 euros et 2.000 euros environ pour couvrir toutes leurs activités.

L'élection de juin en Guinée est soutenue par la communauté internationale qui veut préserver cet îlot de paix entouré de pays qui ont connu des guerres civiles depuis le début des années 1990, notamment le Liberia, la Sierra et la Côte d'Ivoire.

«Pendant que la paix est revenue au Libéria et en Sierra Leone, pendant que la paix est précaire en Côte d'Ivoire et que la Guinée-Bissau se cherche, la communauté internationale se doit de veiller sur la Guinée qui a accueilli la majeure partie des réfugiés de ces pays quand ils étaient en guerre», explique à IPS, Mohamed Kanté, un historien basé à Conakry. «Un embrasement de la Guinée pourrait provoquer l'étincelle qui pourrait déstabiliser toute la sous-région».

La colère des partisans de l'ex-chef de la junte, Dadis Camara, exigeant le retour de leur leader, pourrait aggraver les menaces qui pèsent sur la Guinée riche en ressources naturelles, mais dont plus de moitié de la population vit avec moins d'un dollar par jour, sur environ 10,2 millions d'habitants, selon un rapport de 2008 du Programme alimentaire mondial (PAM).

«Nous espérons... que nous allons élire quelqu'un qui pourra nous rassembler», a confié à IPS, Sidya Touré, un des favoris de l'élection.

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