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Publié par Abdallah Baldé



Dans son discours prononcé au stade d' Iba Mar Diop à Dakar devant des milliers de Guinéens venus l'accueillir lors de sa visite officielle de trois jours qu'il a effectuée au Sénégal, il a dit, je cite " ceux qui ont lutté ensemble doivent se partager la victoire. "



Dans ce passage, il souligne que "Nous avons lutté ensemble, nous devons partager la victoire", amenant à plus d'un observateur à s'interroger sur le rôle qu'il a joué dans les évènements du 28 septembre qui ont endeuillé les Guinéens, révolté la communauté internationale et jeté le discrédit sur la junte et particulièrement son chef, Moussa Dadis Camara.



L'on se rappelle pourtant, bien avant ces tragiques évènements, le Général Sékouba était considéré comme le bras droit voir même le co-dirigeant de la junte et était régulièrement aux côtés du Cpt Dadis Camara qui l'appelait affectueusement "El Tigre" dans les cérémonies officielles.



Au stade du 28 septembre, le 30 mars 2009, les Guinéens ont en mémoire encore de cette organisation des proches de Sékouba dont certains sont encore dans le gouvernement, pour demander au chef de la junte de prolonger la transition jusqu'en 2010. Deux semaines après, le 15 avril à Coronthie, dans la commune de Kaloum, fief du Général Sékouba, plus d'un Guinéen se souvient de ce discours explosif du Cpt Dadis contre l'opposition après avoir chuchoté un mot dans l'oreille de son ami "El Tigre".



L'on ne parlera pas des nombreux déplacements du Général Sékouba à l'intérieur comme à Fria où des manifestations de soutien ont été organisées en faveur de la candidature du Cpt Dadis tout comme à l'étranger.


Si à Dakar, où des femmes violées et d'autres victimes des massacres du "28 septembre" ont bénéficié d'asile, le Général Konaté entonne haut et fort que la "victoire se partage", l'on se demande qu'elle peut être cette victoire et avec qui si non pour qui il avait lutté et contre qui ?



Et ceux qui ont relaté la scène entre les deux compagnons à Ouaga dans un mois de janvier avant la signature de l'accord de transition, où le Cpt Dadis et le Gl Sékouba se sont accusés de trahison, l'on sent petit-à-petit, ce qui se cachait entre les deux qu'il conviendrait d'appeler "vrais faux amis".

En attendant le tribunal de l'histoire, les témoins de la réception du Président de la transition tout comme les observateurs notent que Sékouba n'a fait aucune mention du CNDD et de son chef, le Cpt Moussa Dadis Camara qui, certainement finira par découvrir les véritables causes de son échec à la tête de la transition.



Ces conclusions malheureusement ne font pas de bonnes recettes pour le pays, encore et toujours fragile à quelques mois du 1er tour annoncé de la présidentielle, le 27 juin 2010.


Cette situation, justifierait-elle la méfiance des partenaires au développement qui hésitent encore à lever les sanctions et à rétablir le pont avec la Guinée? Les autorités et acteurs de la transition pourraient mieux élucider cette question. Surtout qu'après son envole sur Dakar, certains membres du CNDD avaient organisé une réunion secrète pour dénoncer certaines de ses pratiques.

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