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La Guinée nouvelle

Guinée: l’affaire Moussa Kéita

 

 

L’ancien secrétaire permanent du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), ex numéro 3 de la junte qui a dirigé la Guinée de décembre 2008 à Décembre 2009, après le décès du général Lansana Conté, le colonel Moussa Keita, a été interpelé le 1er juillet 2011 à Conakry. Il a alors entamé une grève de la faim afin de voir sa famille et son avocat, action à laquelle il a mis fin, suite à la visite de son épouse, Célestine Lama/Keita, dans la soirée du mercredi 6 juillet dernier. Si la nouvelle de son arrestation est passée presque inaperçue dans les médias internationaux, la plainte de la Coordination des organisations de défense des droits humains (CODDH) à Conakry, donne un rebond à cette affaire. En effet, la CODDH a dénoncé le 7 juillet dernier, «une arrestation et une détention illégale» sur la personne de M. Keita.

 

Selon le site d’informations Guinée.news, relayant une information de Africscoop.com, cette interpellation en pleine rue de Conakry du colonel Moussa Keita, l'un des plus proches collaborateurs du capitaine Dadis Camara, chef de la junte militaire au pouvoir en Guinée de décembre 2008 à décembre 2009, fait suite à ses récentes déclarations dans la presse locale. Il y accusait le général Sékouba Konaté, l’ex président de la transition et actuel haut représentant de la Force africaine en attente (FAA), d’avoir détourné 22 millions de dollars soit plus d’un milliard de francs CFA. Somme que le capitaine Dadis Camara aurait perçue de Ashanti Goldfield, une compagnie d’exploitation d’or basée à Siguiri en Haute Guinée.

 


Ses accusations ont été rejetées en bloc par l’ex président de la transition guinéenne, qui a expliqué que les 22 millions de dollars étaient logés dans les comptes de la Banque centrale de Guinée jusqu’au moment où il rendait le pouvoir à Alpha Condé le 21 décembre 2010. Moussa Keita est actuellement détenu «dans un lieu tenu secret et inaccessible à sa famille», a expliqué Nouha Traoré, un des dirigeants de la CODDH. Ce dernier a fait part de «ses vives préoccupations vis-à-vis de l'arrestation du colonel Moussa Keita» et a appelé le gouvernement à le remettre en liberté au plus vite. C’est peut-être cette dénonciation qui a contribué à rendre possible la visite de Mme Keita à son époux de colonel.

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