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Publié par bouba/afp

La Guinée rouvre ses frontières, allège le couvre-feu

L'état d'urgence instauré en Guinée le 17 novembre après des violences politico-ethniques, reste en vigueur mais le couvre feu ne débute plus qu'à 22H00 et seules les frontières terrestres restent fermées, "à l'entrée", a précisé hier soir le Premier ministre.

"Comme vous le savez, le pays est sous état d'urgence", a déclaré à la télévision d'Etat le Premier ministre de la transition, Jean-Marie Doré. Cependant, "à partir de ce jour, lundi 6 décembre, le couvre feu court à partir de 22H00 au lieu de 18H00" (locales et GMT), a-t-il ajouté. "La fermeture des frontières maritimes est levée (...) mais les frontières terrestres restent fermées à l'entrée, sur toute l'étendue du territoire".

Par ailleurs, M. Doré a demandé aux forces de sécurité de "faire un tri", à partir d'aujourd'hui, entre les personnes arrêtées au moment des violences post-électorales, "pour ne maintenir en détention que ceux qui se sont rendus coupables de crimes de sang, d'incendies volontaires, de casse et de destructions d'immeubles ou de véhicules".

L'état d'urgence avait été instauré le 17 décembre, après trois jours de violences durement réprimées ayant fait au moins sept morts et plusieurs centaines de blessés, dans les fiefs électoraux du perdant Cellou Dalein Diallo, à Ratoma (Conakry) et dans des villes de Moyenne-Guinée (nord). Au moins 300 personnes seraient détenues depuis, selon une source policière.

L'état d'urgence devait normalement prendre fin après la proclamation des résultats définitifs du second tour, qui ont donné la victoire, vendredi, à l'opposant historique Alpha Condé (52,5%), face à Cellou Dalein Diallo, ancien Premier ministre (47,5%).
Cependant, si l'état d'urgence reste en vigueur, la plupart des Guinéens ne le ressentent pas vraiment. A Conakry, les militaires en armes maintiennent des barrages uniquement sur la route Le Prince qui traverse la commune de Ratoma, fief électoral de Diallo, demandant à l'occasion aux passagers des véhicules de payer un droit de passage.

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