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Publié par bouba

Les leaders de l’opposition guinéenne, le 4 octobre 2013, lors d’une conférence visant à dénoncer des irrégularités des élections législatives du 28 septembre dernier. De gauche à droite, Sidya Touré, Lansana Kouyaté et Cellou Dalein Diallo.

 

 

Après la proclamation officielle des résultats provisoires complets des élections législatives, l'opposition maintient ses exigences d'annulation du scrutin. Les résultats donnent le parti au pouvoir en tête, mais sans la majorité absolue. Certains leaders de l'opposition, qui ne reconnaissent pas les résultats, ont été publiquement rejoints par l'UFDG, principal parti d'opposition.

Malgré sa confortable assise à l’Assemblée, l’UFDG, deuxième force politique de Guinée, a décidé de maintenir la demande d’annulation du scrutin aux côtés de ses camarades de l’opposition.

Le parti de Cellou Dalein Diallo, candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2010, rafle pourtant à lui tout seul 37 sièges. Mais il continue de faire front commun avec les autres leaders de l’opposition. Notamment Sidya Touré et Lansana Kouyaté.

« Nous avons analysé ces résultats, commente Cellou Dalein Diallo, et nous avons décidé à l’issue de notre délibération de maintenir notre position : demander l’annulation du scrutin, en raison des fraudes massives qu’on a enregistrées ici et là. »

Et de continuer : « Nous avons constitué des dossiers, avec des preuves irréfutables, que nous allons néanmoins adresser à la Cour suprême, et nous déciderons à l’issue de sa délibération des actions à mener pour exiger et faire aboutir cette revendication. Cela, si jamais la Cour ne procède pas aux annulations et aux corrections que les partis de l’opposition républicaine auraient demandées. »

 

Les opposants précisent néanmoins qu’ils déposeront à la Cour suprême, instance chargée de valider définitivement les résultats, des dossiers prouvant les fraudes massives orchestrées par le pouvoir. L’opposition ajoute que si elle n’obtient pas gain de cause à l’issue des délibérations de la Cour suprême, elle prendrait ses responsabilités sans exclure d’appeler à manifester de nouveau.

Le gouvernement dénonce le non-sérieux de la demande

Pour le porte-parole du gouvernement Albert Damatang Camara, « c’est une décision que l’on regrette profondément dans la mesure où aujourd’hui, rien ne la justifie. Un pouvoir qui veut organiser des fraudes ne permet pas à son opposition d’avoir une cinquantaine de députés sur 114 dans une Assemblée. Nous avons aujourd’hui l’assistance de toute la communauté internationale qui, certes, a analysé un certains nombre de disfonctionnements. Egalement, peut-être, des fraudes, mais qui ne remettent pas en cause la totalité du scrutin. Nous pensons que c’est quand même inapproprié de demander aux trois millions de Guinéens qui se sont déplacés aux urnes de leur dire que tout cela n’a servi à rien et qu’il faut recommencer à zéro. Il y a des voies de recours dans ce pays, elles vont être analysées. La seule manière de reprendre l’élection est que ce soit la Cour suprême qui en décide. Nous avons porté des réserves sur un certain nombre de fraudes que nous avons également constatées. Mais ca ne nous amène pas à demander l’annulation du scrutin. Ca n’est pas très sérieux ».

 

rfi.fr

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