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Guinée: La classe politique s’affronte

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Il fallait s’y  attendre, après la répartition des postes de ministres et des membres du conseil national de la transition (CNT) la classe politique Guinéenne s’engage dans un affrontement sans précédent.  Les principaux concernés sont le forum des forces vives qui  compte plus d’une dizaine de partis  et l’Alliance National pour le renouveau (ANR) qui regroupe 33 micropartis. Hier mercredi, l’ARN qui  n’a qu’un poste au  sein du gouvernement de transition et aucun membre dans le conseil national de transition a convié la presse pour, dit-il dénoncer  le manque de transparence et d’équité dans la répartition des postes  de responsabilité  au niveau de toutes les instances des organes de transition.

 

 

« Nous avons compris qu’il fallait être au stade   du 28 septembre pour  bénéficier d’un poste de responsabilité au sein du gouvernement de transition et on nous l’a dit ouvertement. Autant donc  dire que les le forum a sciemment fait d’envoyer les gens se faire tuer au stade  du 28 septembre » a indiqué Bah Ousmane président de l’ANR.  Par ailleurs, les conférenciers ont tour à tour dénoncé ce qu'ils appellent "le manque de transparence et d’équité" dans la distribution des postes de responsabilité au sein des instances dirigeantes de la transition :

 

 

« S’il fallait suivre  la logique et surtout la démocratie, la répartition des postes devrait se faire équitablement. L’exemple le plus frappant est  l’ANR qui compte 33 partis politiques n’a qu’un poste au sein du gouvernement de transition et aucun poste dans le conseil national de transition (CNT). Alors que le forum des forces vives qui ne compte pas plus de 10 partis occupe 26 postes au sein du CNT et 80 pour cent des postes de ministres lui reviennent. Où est la démocratie ? Voilà donc pourquoi nous disons que les accords de Ouagadougou ont été violés depuis la nomination de Rabiatou Sérah Diallo à la tête du CNT. Un  poste qui, selon les accords de Ouagadougou devrait être attribué à un chef religieux.

 

 

 

Bah Ousmane et ses confrères de l’ANR  sont donc engagés dans un combat  qui, semble-t-il, est loin de finir. Et au finish, ce sont les Guinéens à la base qui commencent à s’interroger sur la sincérité de leurs futurs dirigeants à vouloir sortir le pays de l’ornière.

 

 

"C'est pour ce genre de revendications que certains leaders comme Bah Ousmane et Sidiya Touré ont formé des microspartis pour demander plusieurs parts lors des distributions de postes. Ils ne sont pas honnêtes", déclare un étudiant.

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