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Publié par xinhua

 

 

La question de la monnaie guinéenne, le franc guinéen sans cesse en dépréciation, était vendredi au centre d’une concertation entre le gouvernement et les acteurs du secteur économique guinéen.

 

Pour le gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), Louncény Nabé, la dépréciation de la monnaie locale durant les années précédentes est due à des dépenses exorbitantes et extra budgétaires par le Trésor guinéen.

 

"Cette situation alarmante a provoqué l’isolement de la Guinée par toutes les institutions bancaires internationales et la suspension des aides budgétaires qui a conduit à un amaigrissement des sources d’entrée d’argent et une dépréciation de la valeur monétaire du franc guinéen", a-t-il expliqué. Les gouvernements précédents avaient dû alors faire recours à la planche à billet pour le paiement de la masse salariale.

 

"Le ministère de l’Economie et des Finances et moi même sommes tous d’accord pour instaurer une discipline budgétaire dans le pays", a souligné Louncény Nabé.

Aux opérateurs économiques, le gouverneur de la banque centrale a insisté sur la nécessité de procéder à l’encadrement du libéralisme afin d’éviter des dérapages économiques et un déséquilibre dans la sphère économique et financière guinéenne.

 

Le Premier ministre, Mohamed Said Fofanah, a exprimé toute la volonté du gouvernement à impliquer les opérateurs économiques dans la recherche de solution vis-à-vis de la dépréciation de la monnaie guinéenne.

 

Parlant de la situation monétaire et économique actuelle de la Guinée, le Premier ministre a dit que le taux d’inflation est "à deux chiffres" précisément de 20% alors que le taux de croissance est "très faible", environ 1,9%, par rapport au taux de croissance de la population estimé à 3%.

 

"Cinquante-quatre pour cent des Guinéens peuvent êtres classés comme des pauvres", a-t-il ajouté promettant d’engager des réformes "profondes" dans tous les secteurs, particulièrement dans le secteur économique et commercial pour que l’impact de la création de richesse soit sensible sur le train de vie des populations.

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