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Publié par bouba/xinhua

 

 La saisie conservatoire d’immeubles construit par un homme d’affaires italien par un décret du président guinéen le 13 avril dernier, pour "préserver les intérêts de l’Etat guinéen" dans un contrat de bail remis en cause par les nouvelles autorités, alimente la chronique dans la capitale, a constaté Xinhua.

Ce mercredi, la radio nationale a indiqué que l’agent judiciaire de l’Etat a saisi la justice afin d’éclairer l’opinion sur ce contrat dans lequel les nouvelles autorités trouvent que l’Etat guinéen a été "lésé".

Il faut rappeler que le décret portant réquisition de cette cité située en plein coeur de la capitale confie par la même occasion "la gestion administrative de l’ensemble des immeubles de la cité chemin de fer de façon provisoire à la direction générale du Patrimoine Bâti-public".

A propos de la genèse de ce contrat de bail qui a donné lieu à la construction de cette cité composée d’une dizaine d’immeubles abritant des sociétés privées, il faut noter qu’il a été passé en 1997 entre l’Etat guinéen et la société immobilière Gaeta ZAC de l’Italien Guido Santullo.

Pour une durée de 66 ans, Santullo faisait partie du cercle des intimes du défunt président Conté.

Les nouvelles autorités du pays jugent ce bail "irrégulier et non-conforme" aux lois du pays.

"Le non-respect des procédures d’établissement d’un bail à construction, l’inexistence d’un cahier de charges à l’époque de la signature du contrat, l’exemption pour la société de toutes taxes pendant la durée du bail et des exonérations portuaires abusives dont aurait bénéficié Guido Santullo" figurent parmi les motifs qui ont poussé le gouvernement guinéen à décider de ramener dans son portefeuille cette cité, à en croire les propos du directeur général du patrimoine bâti-public Moustapha Naité qui a fait cette déclaration sur les antennes de la radio nationale.

La même radio d’Etat a annoncé avoir appris que l’homme d’affaires italien Guido Santullo aurait saisi des juridictions européennes à Bruxelles et à la Haye contre l’Etat guinéen pour "détournement de biens sociaux".

Cette affaire est en train de faire les choux gras des médias locaux, notamment les sites internet guinéensainsi que les journaux privés.

 


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