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La Guinée nouvelle

Guinée: Le barreau doit subir un changement en profondeur

 

 

 

Le  nouveau bâtonnier de l’Ordre des avocats de Guinée, Me Boubacar Barry, élu la semaine dernière, a indiqué lundi soir à la PANA être plein d’ambitions pour changer qualitativement le barreau guinéen.


Me Barry, qui a battu le sortant, Dinah Sampil, avec plus de 80 pour cent des suffrages de ses confrères, se dit déterminé à opérer 'un profond changement' dans la corporation dont il est membre depuis plus de deux décennies après ses études à l’Université Cheickh Anta Diop de Dakar (UCAD) où il a obtenu un Diplôme d’études approfondies (DEA) en droit des affaires.

Le nouveau bâtonnier dit vouloir rendre le statut du barreau conforme aux exigences de 'la noble mission de l’avocat moderne'. Et pour y arriver, il a assure dans un programme en quatre points qu’il est devenu indispensable de renforcer les capacités de l’avocat guinéen, de restaurer son image, d’améliorer ses conditions matérielles et de renforcer la solidarité au sein de la corporation.

Le quinquagénaire avocat assure que le choix de ses confrères sur sa personne dans le contexte sociopolitique actuel du pays n’est rien d’autre qu’une 'belle leçon de maturité' portant sur des 'valeurs objectives' faisant fausse route à toutes considérations d’ordre politique et économique.

Prié de se prononcer sur les dossiers en cours d’audience actuellement, notamment ceux à la cour d’assises où sont jugés depuis quelques semaines les présumés auteurs de l’attentat contre le domicile privé, en juillet 2011, du président Alpha Condé, Me Barry parle de dysfonctionnement, sans fournir davantage de détails.

Plus d’une vingtaine de personnes, notamment des civils, comparaissent devant la cour d’assises où elles sont accusées de faire partie d’un groupe de 'malfaiteurs', dont plusieurs officiers et sous-officiers de l’armée, qui auraient tenté d’assassiner le président Condé dans la nuit du 18 au 19 juillet 2011.

Me Barry dénonce  également 'certaines immixtions' de l’exécutif dans le judiciaire, le manque de moyens dans le secteur de la justice, bénéficiaire d’environ 3 pour cent du budget national, adopté récemment par le Conseil national de la transition (CNT-organe consultatif) qui a prévu pour 2013 des recettes globales estimées à plus de 11.000 milliards de francs guinéens (1,5 milliard de dollars américains).

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