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Publié par guineeconacry.info

 

Après François Louncény Fall, Kiridi Bangoura, Papa Koly Kourouma, Fodé Idrissa Touré "Briki Momo"; c’est au tour d'Alpha Ibrahima Keira et de Fodé Bangoura de faire leur retour aux affaires. Un décret les nommant respectivement aux postes de conseiller diplomatique et conseiller administratif à la présidence de la République, a été signé par le le Pr. Alpha Condé, et diffusé mercredi 12 janvier 2011, sur les ondes des médias d’Etat...

Une certaine Aminata Sylla a aussi été nommée comme conseiller au même cabinet présidentiel. 

On ne peut pas dire que ces nominations étaient les plus attendues par l’opinion nationale. A tort ou à raison, ces deux personnalités souvent associées dans la déchéance et la déliquescence du régime de feu le président Lansana Conté. Ils étaient en tout cas au coeur du pourrissement pouvoir. 

On se rappelle que Fodé Bangoura était notamment ministre secrétaire général à la présidence de la République, puis ministre d’Etat chargé des affaires présidentielles. Poste qu’il n’a quitté qu’à la faveur des convulsions sociales de 2007. De son côté, Alpha Ibrahima Keira a commencé à s’illustrer au poste de ministre de l’emploi et de la fonction publique, avant de devenir, dans l’équipe d'Ahmed Tidiane Souaré, ministre secrétaire général omnipotent à la présidence de la République. 

Dans le cadre de la Transition, il avait fait une certaine reconversion comme beaucoup d’autres, en coiffant un parti politique qui, à défaut de véritablement peser sur l’échiquier politique national, s’est allié au RPG du Pr. Alpha Condé, dans le cadre du second tour. Pari gagnant ! 

On se souviendra également que c’est au moment le plus fort de leur règne que la guerre des clans a commencé autour du pouvoir de Lansana Conté. Un remake n’est alors pas exclu, de leur part. Ce qui serait dommage pour le Président Alpha Condé, élu sous le slogan du changement et de la rupture. 

Beaucoup de Guinéens se demandent à quoi servent toutes ces nominations qui s’apparentent un peu à de la provocation. A moins que le Pr. Alpha Condé ne se soit donné le défi de vérifier certains de ses propos de campagne, selon lesquels ''un homme peut être mauvais dans un contexte donné et se révéler bon dans un autre''. Un pari qu’il sera difficile à tenir, quand on sait tout ce que certains des actuels collaborateurs du Président représentent dans la conscience collective. 

D’aucuns aussi voient dans ces nominations une stratégie électoraliste. Il s’agirait de conforter l’électorat de la Basse Côte dont le choix a été déterminant dans la victoire du Pr. Alpha Condé, dans l’optique des prochaines échéances législatives. Sachant pertinemment le poids de l’identification via l’ethnie et la région, il voudrait alors s’assurer par avance la victoire aux législatives. Ce qui voudrait dire que le départ de certains de ceux qui viennent d’être promus, se fera aussitôt ce cap franchi. Ce qui signifierait que le véritable changement ne commencera qu’après ce rendez-vous électoral. 

Quoiqu’il arrive, pour le moment, les populations ne semblent pas cautionner ces choix, quelque soient par ailleurs les raisons qui les sous-tendent. Dans ces conditions, une déconvenue n’est pas totalement inenvisageable. Surtout si l’opposition s’emploie à capitaliser sur ce mécontentement précoce. 

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