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La Guinée nouvelle

Guinée/législatives: un ministre promet une totale transparence

 

 

 Le ministre guinéen de l'Administration du territoire (Intérieur) a assuré lundi à Paris que les élections législatives prévues le 8 juillet en Guinée se dérouleraient dans une totale transparence, cherchant à rassurer tant l'opposition que les bailleurs.

Nous avons engagé un processus d'audit du fichier, nous avons bouclé le budget électoral -- qui devrait tourner autour de 30 millions de dollars --, nous avons mis en place un dialogue politique. Les élections se dérouleront dans une totale transparence, a affirmé à l'AFP le ministre Alhassane Condé.

Ces élections devaient avoir lieu six mois après l'installation du nouveau président élu en novembre 2010, Alpha Condé, mais elles ont été sans cesse reportées. La Commission électorale (Ceni) a annoncé le 1er mars avoir arrêté la date du 8 juillet pour ce scrutin.

L'opposition a dénoncé une décision unilatérale et déploré que la date du scrutin ait été fixée avant même la fin de l'audit du fichier électoral. De son côté, l'Union européenne avait averti que sans élections démocratiques, elle ne débloquerait pas d'aide au pays.

Il était techniquement impossible de faire les élections 6 mois après la présidentielle (ainsi que le prévoyait la Constitution, ndlr). Il fallait réviser le fichier électoral, augmenter le nombre de bureaux de vote, prévoir la sécurisation du scrutin..., a justifié le ministre.

A Paris, où il doit s'entretenir avec un conseiller du président Nicolas Sarkozy et un responsable du Quai d'Orsay, Alhassane Condé est venu rassurer quant à la tenue d'élections libres et transparentes: Je suis venu expliquer le calendrier, rappeler que c'est la Ceni et pas le gouvernement qui est responsable du choix de la date de l'élection. Nous attendons de la France qu'elle continue à soutenir la Guinée.

En aparté, un conseiller du président Alpha Condé justifie les reports électoraux successifs notamment par le besoin de stabiliser la situation après l'élection présidentielle, de convaincre que l'élection n'avait pas été volée, puis de lutter contre la tentative de déplacement du débat politique sur le terrain communautaire par l'opposition.

Le ministre de l'Administration du territoire a aussi souligné l'importance du chantier de la réforme des armées: Quand Alpha Condé est arrivé au pouvoir, les militaires se baladaient en ville avec des fusils d'assaut. Maintenant ce n'est plus possible. L'armement lourd a été transféré à plus de 200 km de Conakry et nous allons mettre 4.000 militaires à la retraite.

Il a dit n'avoir pas vraiment de sujet d'inquiétude quant à la sécurisation du scrutin, qui devra être assurée par 15 à 20.000 policiers et gendarmes, affirmant que la situation était très calme dans l

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