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Publié par bouba

 

 

Rien ne semble aller entre l’ex-chef de la junte au pouvoir en Guinée le Capitaine Moussa Dadis Camara toujours en exil au Burkina Faso et l’ex-président de la transition et actuel haut commandant de la force en attente de l’Union Africaine, le Général Sékouba Konaté.


En effet, dans une longue interview accordée à un journal privé de Conakry à partir de Ouagadougou la capitale du Faso, le capitaine Moussa Dadis Camara précise que le différent entre lui et le Général Konaté a pour origine la prise du pouvoir le 23 décembre 2008 soit quelques seulement après la mort du Président de la République le Général Lansana Conté : « Alors, à la mort du général Lansana Conté, paix à son âme, nous étions trois postulants pour le même fauteuil. Il y avait lui Sékouba, le Général Mamadouba Toto Camara (actuel ministre d'Etat de la sécurité et de la protection civile NDLR) et moi-même.

 

Personne de nous trois ne voulait laisser pour l’autre. C’est à travers la troupe et le collectif des officiers présents ce jour au camp Alpha Yaya Diallo, dont le Général Mathurin Bangoura (actuel ministre de l’Habitat d’Alpha Condé ndlr), qui pilotait les discutions et les négociations, que j’ai été choisi. Figurez-vous que je n’étais même pas dans la salle de réunion à l’étage pour les pourparlers. Je suis resté serein avec mes hommes et la troupe dehors, et eux, étaient à l’intérieur pour trouver une solution. C’est, un moment après, que le Général Mathurin Bangoura est venu au balcon du premier étage du bloc administratif, du Camp Alpha Yaya Diallo, pour me dire ceci : "Mon Capitaine Dadis, venez ici s’il vous plait. Montez, tout est déjà fini !" » précise Dadis Camara avant de poursuivre : « A cet instant, les hommes étaient prêts à ouvrir le feu si jamais quelqu’un, outre que moi, tentait de toucher au pouvoir.

 

J’ai passé beaucoup de temps à préparer ce jour et je ne voyais pas comment quelqu’un qui n’a aucune attache, aucune base avec les hommes de rang, les sous-officiers et officiers, et qui ne savait même pas ce qui se passait dans la capitale et qui était en plus, basé à l’intérieur du pays, à Macenta, à la frontière libérienne depuis plus de dix ans, avec seulement un petit détachement militaire qui est loin d’être un bataillon, prendre le pouvoir devant moi. Moi qui sais aimer et respecter la troupe. J’étais suffisamment fort et bien entouré, bien encadré par le collectif des officiers, sous-officiers et hommes de rang pour prendre, sans que personne n’ose me contredire, le pouvoir. C’est ainsi, circonstances obligent, après des discutions houleuses, qu’il a été déclaré publiquement par le collectif : "Capitaine Dadis, après débats et avis, vous êtes le Président du CNDD, Président de la République et Commandant en Chef des Forces Armées de Guinée » explique le capitaine Camara avant d’ajouter : « A cet instant, Sékouba Konaté a failli se suicider mais en fait, il n’osait même pas montrer sa frustration au risque de se faire discipliner par les hommes, ivres de joie et de fierté. Vous pouvez vérifier tout ça en interrogeant certains officiers dont le Général Mathurin Bangoura (actuel ministre de l’Habitat), le Colonel Tidiane Camara (ex Directeur des Garages du Gouvernement), Le Colonel Claude Pivi (ministre de la Sécurité présidentielle), le Général Idi Amin (actuel Directeur de Cabinet du ministère de la Défense) et le Colonel Moussa Keita pour ne citer que ceux-là. Tous ont participé à la rédaction du Communiqué du CNDD pour la prise du pouvoir. Ils sont à Conakry, ils peuvent en témoigner.

 

C’est à BATA (Bataillon Autonome des Troupes Aéroportés) que ce communiqué a été rédigé par le collectif des officiers et sous-officiers. Et, c’est de là, avec la permission de ce collectif et à cause de tout le respect dont je jouis de la part des officiers, sous-officiers et hommes de rang, que je suis allé, accompagné d’un groupe important dont Sékouba Konaté lui même, à la RTG (Radio Télévision Guinéenne) pour lire la déclaration de la prise du pouvoir par l’armée. C’est dans son fief de BATA, où il était le Commandant que je me suis imposé sur lui. Devant ses hommes qui étaient acquis à ma cause et qui me font entièrement confiance. Sékouba m’a même supplié à la RTG de Koloma de lui laisser lire le communiqué ; ce que j’ai balayé d’un revers de main. En plus, la troupe mise de côté, entre nous militaires, on se connaît bien. Ce n’est pas puisque quelqu’un est gros qu’il est forcément fort. Entre nous, nous savons qui est capable de quoi » confie l’ex-homme fort de Conakry.

 

Poursuivant son intervention, le capitaine Camara fait d’autre révélations concernant l’identité du Général Konaté : « Encore une fois, je ne veux pas parler de ça si non, j’ai beaucoup de choses à dire. Des choses très graves, mais pour l’instant je préfère garder le silence. Il est quand même facile de comprendre quelqu’un qui a été aussi frustré, aussi bafoué dans sa dignité, s’il en a une, comme Sékouba. La première frustration comme je le disais tantôt, c’est le fait de voir le pouvoir lui échapper à la mort du Général Conté. Ensuite, malgré l’attentat ourdi et perpétré contre ma personne, je ne suis non seulement pas mort, mais en plus on n’a pas pu effacer ma mémoire, mes souvenirs, ce que je sais de lui et d’autres, comme pour tourner, et définitivement alors, une page encombrante. Plus grave que toutes ces frustrations précitées, vous n’êtes pas sans savoir, en guise de rappel, que les braves femmes de Kaloum, qui savent beaucoup de choses et qui sont nos mamans, on révélé au grand jour, sa vraie identité familiale (Ndlr : Allusion faite à la sortie fracassante des femmes de Conakry contre le général Konaté après la présidentielle du 27 juin 2010. Dadis était déjà en exil au Burkina Faso). Elles lui ont dit qu’il n’était pas le fils de son père. Et, depuis, il n’a eu autre solution que de trouver refuse dans l’alcool. Comment voulez-vous, moi qui suis le fils de mon père, un père connu et respecté de tous, qui est Mamadou Koulé Camara, lui-même fils de Koulé-Moriba, que je me mette à me tirailler avec quelqu’un qui s’est auto éduqué ? Hélas !

 

Nous devons être compréhensifs et avoir le dos large à l’égard d’un tel homme qui n’a ni repères, ni dignité et encore moins une identité. Cette crise identitaire familiale, va au delà de l’intéressé lui-même. C’est toute sa progéniture qui se retrouve souillée et perdue. Lorsqu’un homme se demande qui est son vrai père, figurez-vous que c’est le comble du malheur. Est-ce un fou, est-ce un gigolo, ou un drogué-alcoolique comme le fils lui même ? Voici entre autres des raisons valables, qui peuvent, sans difficulté aucune, expliquer les raisons d’une panique et d’une démence qui s’emparent d’un homme sans vergogne et mentalement atteint pour le reste de sa vie" martèle le Capitaine Moussa Dadis Camara.

 

koaci.com

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