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Publié par bouba/rfi

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Après un séjour de quatre mois à l'étranger, Cellou Dalein Diallo a fait une déclaration publique à Conakry hier, lundi 5 septembre, dans laquelle l'opposant a estimé qu'il y avait « un risque réel d'instabilité dans le pays » en raison de « dérives » du régime du président Alpha Condé. Il a dénoncé notamment des « bastonnades, arrestations, emprisonnements de militants de l'opposition » de la part du pouvoir guinéen, « un refus catégorique de dialoguer avec des partis politiques ».

Absent du pays depuis plus de quatre mois, le principal opposant d’Alpha Condé a, selon ses propres termes, fait le tour du monde pour rencontrer les grands de la planète.

« J’ai pu rencontrer tous les grands de ce monde pour attirer leur attention sur ce qui se passait en Guinée parce que beaucoup d’entre eux considéraient que la Guinée était une success story en matière de démocratie, constate Cellou Dalein Diallo. J’ai pu leur démontrer, preuve à l’appui, que la Guinée était une dictature qui était en train de se mettre en place et qu’il était important qu’ils aident les Guinéens à ramener le président nouvellement installé à la raison ».

Pendant son absence, Alpha Condé a envoyé des émissaires dans son fief pour entamer avec la notabilité locale des négociations pour une réconciliation nationale qu’il appelle de tous ses vœux. Si Cellou Dalein Diallo adhère à l’idée, il émet néanmoins des doutes mais laisse la porte ouverte.

« Je suis attaché à la réconciliation, qui à mon avis est une priorité dans ce pays. Malheureusement, aujourd’hui nous sommes en face d’un homme qui vise à exclure une partie de la communauté nationale de la gestion du pays, martèle t-il ».

Il a également donné sa vision pour une union nationale en Guinée. « Si on doit aller à une réconciliation véritable, le président doit donner l’exemple dans son engagement à tenir la balance égale entre les ethnies et les régions. Si dans ses pratiques, dans ses actes on constate qu’il y a la discrimination sur la base de l’appartenance politique ou régionale, bien entendu, il n’y aura pas de réconciliation, prévient-il en conclusion ».

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