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Publié par bouba

 

 

Sale temps pour Kounkou Mara la femme journaliste reporter du seul journal satirique de la Guinée ‘’ le Lynx ‘’. L'acte s'est passé ce lundi soir devant la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG).


En effet, la pauvre Dame a été passée à tabac par des gendarmes. L’acte est intervenu alors la Dame était dans l’exercice de ses fonctions de journaliste-reporter. Jointe au téléphone par notre rédaction, Madame Kounkou est revenue de long en large sur les circonstances de l’attaque dont elle a été victime à quelques mètres du Palais Présidentiel dans l’enceinte de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG).



Dans intervention, la pauvre explique tout d’abord comment cette mésaventure lui est arrivée : « J’étais invitée aux environs de 15 heures à participer à l’émission ‘’Parlons-en‘’ de notre confrère Mamadou Dian Diallo de la Radio Télévision Guinéenne(RTG). C’était à l’invitation du monsieur le Gouverneur de la BCRG à propos de la monnaie guinéenne. Parce que la fête anniversaire de la monnaie guinéenne, c’est pour le 1er mars prochain. Donc, l’émission devait porter sur cet thème. A la rentrée de la BCRG , j’ai trouvé trois ou quatre gendarmes qui y étaient en faction. Ils m’ont demandé de présenter mon badge. Je sors ma carte professionnelle de presse que j’avais sur moi et je leur ai remis. Tout en ayant ma carte avec lui, il soulève la tête et me dit, vous travaillez dans quelle radio. J’ai répondu que je ne travaille pas dans une radio, mais dans la presse écrite privée. Et puis, ils me rendent ma carte avec air de dédain. Je n’ai rien compris et j’ai continué mon chemin » raconte t-elle, avant de poursuivre : « Quand, j’ai fait quelques pas devant pour entrer dans le grand bâtiment de la BCRG , les gendarmes qui avaient ma carte viennent se planter devant moi pour m’empêcher d’entrer. Ils me disent, madame vous n’allez pas entrer ici. Parce que vous n’êtes pas autorisée. J’ai répondu si, vous-même vous m’avez rendu ma carte en me disant partez. Je leur demande pourquoi je ne vais pas entrer. Ils me répondent, non c’est un ordre. Vous devez vous exécutez… Sortez d’ici sinon on vous fout dehors. Je dis ah bon si c’est comme ça, je vais me retourner donc.

 

Dès que j’ai tourné le dos pour sortir, il ya un gendarme qui vient se planter devant moi en me disant madame donnez des explications avant de partir, je dis d’accord. Je commence à m’expliquer. Entre temps, ce sont deux autres gendarmes qui viennent en disant qu’il n’y a pas d’explications et que je dois immédiatement sortir. ‘’Sors, sinon nous-mêmes nous vous faisons foutre le camp d’ici. Puisqu’on ne m’a pas donné l’occasion de m’expliquer, je me suis décidée de sortir finalement. Et c’est en ce moment que leur commandant vient demander ce qui se passait là. Les gendarmes répondent en m’indexant, c’est la dame là qui est en train de porter préjudice à la sécurité des travailleurs de la BCRG. Ce commandant me demande à son tour de lui donner des explications. Dès que j’ai commencé, il me dit ‘’je m’en fous madame que vous soyez journaliste ou ministre ou qui, moi je ne reçois l’ordre de personne ici. Ici on vous fout dehors.’’ Aussitôt, il ordonne à ses gendarmes de me prendre et me jeter au dehors. C’est ce que furent effectivement les quatre gendarmes. Ils sont venus me prendre et m’ont jeté dehors. Je suis allée tombée sur ma tête.

C’est pourquoi, j’ai eu des blessures sur ma tête. C’est dans la brutalité qui a accompagné mon expulsion que j’ai perdu mes bouclent d’oreille, ma carte de presse. Je ne sais pas qui les a ramassés. Il y avait un autre confrère d’une radio privée qui était présent et qui a assisté à la scène. C’est lui qui a ramassé mon sac. Quand on m’a jeté dehors, c’est celui-ci qui est venu me faire soulever parce que je commençais à avoir des vertiges. J’étais tenue par lui et c’est en ce moment que l’animateur de l’émission, Mamadou Dian est arrivé. Il a été certainement informé par quelqu’un de l’incident. Quand il est venu, il a demandé des explications. Les gendarmes ont commencé à se défendre et ils ont eu à répéter devant lui-même que je n’entrerais pas dans la cour de la BCRG. Je n’ai pas insisté et je suis restée à la porte. Mamadou Dian a appelé le Vice-gouverneur, Yéro Baldé qui est venu et à son tour, a informé le gouverneur.

 

On est venu ensemble chez les gendarmes et devant le Vice-gouverneur, ils ont tout nié en bloc. Pendant que je portais encore mes habits sales, ma tête blessée qui saignait. Ils ont dit qu’ils ne m’ont pas brutalisé et qu’ils ne m’ont même pas touché. Cela m’a totalement dépassé. Par la suite, je voulais retourner à la rédaction où on m’attendait. Mamadou Dian a dit qu’il tient à ce que je participe à l’émission. Puisque j’avais du parfum sur moi, je l’ai appliqué sur ma plaie pour arrêter le sang qui coulait. J’avais sur moi aussi du paracétamol que j’étais obligé d’avaler contre la céphalée que je commençais à avoir. Quelques temps après, on est allé ensemble. Parce que le gouverneur voulait me voir. Il tenait lui aussi à ce que je prenne part à l’émission en dépit de l’incident. Il m’a présenté ses excuses. Voilà un peu le récit de la brutalité dont j’ai été victime ce lundi soir de la part des gendarmes de la BCRG à Conakry». 

 

koaci.com

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SALEMON 02/03/2012 17:31


L'habitude est une seconde nature.Voici l'importance de purger nos hommes en uniforme,certains n'ont aucune valeur ni intelectuelle ni morale de demeurer sous les couleurs,pour dire etre
republicain.Comment on peut agir de la sorte sur un journaliste de cette facon et encore mieux une dame qui est en excercice de ses fonctions?Elle aurait ete la soeur d'un d'entre eux ,ca ne se
serait pas passe ainsi.Je suis surtout decu du comportement de ce fameux commandant qui a tout occasionne.Monsieur le Gouverneur de BCRG doit purement et simplement demander la releve de cette
equipe.Quelle honte pour pour le corps habille de la gendarmerie.