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Publié par bouba

 

Vale a décidé la semaine dernière de suspendre momentanément le développement du gisement de Simandou. La compagnie minière brésilienne a connu une forte baisse de son profit lors du dernier trimestre. Il est difficilement concevable qu’un groupe minier délaisse Simandou. Ce gisement de fer constitue l’un des plus riches sur le continent noir. Mais, après avoir vu son bénéfice baisser de 66 % au troisième semestre 2012, Vale a, là, une raison plausible de freiner ses ardeurs. Son administration s’est donné le temps d’évaluer la portée de ce projet. Ce, sur base de 3 critères. Il s’agit, en premier lieu, des possibilités de transport du fer. A la signature de l’engagement portant sur Simandou entre Vale et l’Etat guinéen, l’entreprise devait réhabiliter la voie ferrée Conakry-Kankan pour pouvoir évacuer son minerai par le Libéria. Mais, jusque-là, le chantier n’est pas encore achevé. De deux, Vale compte tenir compte de la participation du gouvernement guinéen.

Enfin, elle faudra se fixer sur les taxes et redevances perçues par l’Etat. A première vue, ce travail ne se fera pas très rapidement. En toute honnêteté, Vale a déclaré, par voie de communiqué, qu’il préfère se tourner vers « des projets au Brésil, déjà plus avancés ». Cette volte-face ne fait pas du tout les affaires de la Guinée. Etant détenteur des droits de la mine de Simandou, rien ne peut être réalisé sans Vale. La même compagnie est également propriétaire du gisement de fer de Zogota. Autrement dit, elle peut aussi choisir de le laisser en berne.

Elle semble bien loin l’époque où le groupe brésilien venait racheter ces blocs pour 2,5 milliards de dollars américains à Beny Steinmetz Group Resources (BSGR). C’était en avril 2010. Vale avait alors acquis contre cette somme 51 % de l’ancien propriétaire. La société issue de la transaction entendait atteindre 50 millions de tonnes de fer de production annuelle à l’horizon 2015. Une page vraisemblablement tournée.

legriot.info

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