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Publié par bouba

 

«J'ai cru que le ciel me tombait sur la tête.» Dans la bouche de Manjouga Kankan, 35 ans, l'expression n'a rien de galvaudée. Elle n'a que 21 ans quand elle apprend à la faveur d'une visite médicale de routine qu'elle est séropositive. Elle vient de quitter la Guinée pour venir en France. Surtout, elle est enceinte d'un peu plus de deux mois. Le père de l'enfant? «Vous savez ce que c'est. Dès qu'il a su que j'étais enceinte, il est parti et j'ai dû assumer.» Sur sa contamination, les souvenirs remontent à la surface. Elle se rappelle avoir été piercée.«Une même aiguille pour tout le monde, il peut y avoir des risques.»

 

Interdiction d'allaiter


Mais l'urgence reste de se traiter et de protéger l'enfant à naître. En quelques années, les risques de transmission de la mère au bébé ont considérablement diminué. Dans 99% des cas, l'enfant naît séronégatif, à condition que la future maman s'astreigne à un traitement. Une simple pilule matin et soir que la jeune femme a toutes les peines du monde à cacher à ses hôtes. Même s'ils sont «comme la famille», Manjouga doit assumer seule sa séropositivité. Trois jours après l'accouchement pourtant, c'est le soulagement, le bébé est séronégatif. Interdiction d'allaiter cependant, le virus aurait trop de risques de passer dans le lait maternel. Depuis, deux autres enfants sont nés, dont le petit dernier, deux mois à peine. Sous trithérapie, Manjouga veut se voir comme toutes les autres mamans. Cette semaine, sa fille de 10 ans avait un devoir à faire sur le VIH. «Je l'ai aidée car je suis dedans, mais je ne lui ai rien dit sur moi. Ce n'est déjà pas évident de vivre avec le VIH, alors de le lui dire…»

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