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Publié par bouba

 

 

Un lourd climat de violence s’est installé ces dernières semaines en Guinée Conakry, alors que l’opposition conteste le calendrier des élections législatives, attendues depuis fin 2011 et prévues le 30 juin prochain. Les opposants au président Alpha Condé estiment que les conditions ne sont pas réunies pour la tenue d’un scrutin « libre et transparent ». Principal point de discorde, la gestion du fichier électoral, confiée à l’opérateur sud-africain WayMark.

 

Mardi, aucune issue n’a pu être dégagée au terme d’une réunion entre le représentant de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest, Saïd Djinnit, et les représentants de l’opposition, parmi lesquels les anciens premiers ministres et candidats malheureux à l’élection présidentielle de 2010, Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré et Lansana Kouyaté. « L’opposition a dit qu’elle ne participerait à la réunion (de dialogue avec le camp présidentiel) que lorsque le chef de l’État, Alpha Condé, aura abrogé son décret convoquant le corps électoral le 30 juin », a expliqué Aboubacar Sylla, porte-parole de l’opposition. La veille, les membres du Conseil de sécurité de l’ONU s’étaient dits « inquiets de l’instabilité » régnant dans le pays et avaient déploré « les violents incidents » qui avaient fait un mort et cinq blessés par balles lors d’une manifestation de l’opposition le 25 avril. Dans « un contexte particulièrement morose du point de vue économique et tendu sur le plan sociopolitique, (...) les manifestations politiques ponctuées de violences sont désormais hebdomadaires », résume le site Guinée Conakry Info.

Depuis 2010 et le retour à un pouvoir civil après plusieurs décennies de pouvoir autocratique et de dictature militaire, l’ex-colonie française peine, sur fond de crispations communautaires, à trouver la stabilité politique.

 

l'humanité.fr

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