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La Guinée nouvelle

La Guinée veut augmenter d'un point le taux de croissance de son PIB en 2012

 

 

Le gouvernement guinéen s’est fixé pour objectif de réaliser un taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) réel de 4,8 pour cent en 2012, contre 3,9 pour cent en 2011, souligne un rapport périodique de la Cellule technique de suivi de la conjoncture macro-économique (CTSCM) du ministère de l’Economie et des Finances.

Cet objectif devrait se réaliser, poursuit la même source, grâce aux contributions de tous les secteurs, notamment primaire, secondaire et tertiaire.

Le document, qui retrace la synthèse des éléments de suivi conjoncturel du premier semestre 2012, indique que par rapport à 2011, les volumes cumulés de la production du premier semestre 2012 ont augmenté pour les boissons non alcoolisées (34,1 pour cent), l’électricité (32,3 pour cent), la bauxite (22,4 pour cent) et l’eau potable (8,9 pour cent).

En revanche, sur la même période, poursuit le rapport, une contraction s’est fait sentir au niveau des productions des boissons alcoolisées (-2,0 pour cent), de gaz (-2,1 pour cent), du ciment (-5,5 pour cent), de l’or (-9,5 pour cent), de poisson de la pêche industrielle (-11,1 pour cent), de diamant (-11,7 pour cent), de l’alumine (-17,0 pour cent) et de la farine (-85,9 pour cent). 

«Ces résultats contrastés indiquent en partie une baisse de la demande des pays occidentaux, combinée à un durcissement des difficultés d’accès au crédit d’investissement», explique le rapport.

Abordant le marché de changes guinéen, les auteurs du rapport soulignent que l’évolution baissière des taux moyens des principales devises a été plus importante sur le marché parallèle que sur le marché officiel grâce à une relance du Marché interbancaire des changes (MIC). 

Les experts de la CTSM font observer que l’inflation a connu une baisse sensible de 4,0 points et 2,7 points depuis le début de l’année 2012 pour respectivement se situer en juin 2012 à 15,0 pour cent en glissement annuel et 18,7 pour cent en moyenne annuelle.

«Cela a été possible grâce à la mise en œuvre d'une politique des changes active, combinée à un système d’approvisionnement du marché domestique en produits de première nécessité (riz, farine, sucre, huile végétale, etc.)», explique-t-on.

Au plan financier, les dépenses publiques ont évolué beaucoup plus vite que les recettes budgétaires, «à cause de la relance des travaux d’intérêt public, essentiellement financés sur les ressources propres». 

Au même moment, les recettes et dons mobilisés au cours du premier semestre 2012 ont atteint 10,6 pour cent du PIB, dont 9,2 pour cent pour les recettes fiscales, 1,0 pour cent pour les dons et 0,4 pour cent pour les recettes non fiscales, ce qui a généré une hausse de 1,7 point par rapport à 2011.

En revanche, les recettes totales et dons ont connu un manque à gagner cumulé de 0,5 pour cent du PIB par rapport aux prévisions à fin juin 2012. 

Les dons ont chuté de 1,4 pour cent, en dépit d’une plus-value des recettes fiscales et recettes non fiscales de 0,8 pour cent et 0,1 pour cent du PIB «à cause de l’impact de la crise économique au sein de l’Union européenne». 

S’agissant des dépenses totales de l’Etat, elles ont atteint 10,8 pour cent du PIB à fin juin 2012, dont 6,2 pour cent pour les dépenses courantes et 4,6 pour cent pour les dépenses en capital avec 3,6 pour cent sur les ressources propres, soit une expansion de 3,0 points par rapport à 2011.

Cette situation a provoqué une explosion des dépenses d’investissement de 3,6 points, dont 3,1 points sur les ressources propres, malgré une baisse des dépenses courantes de 0,6 point.

Sur la base des prévisions à fin juin 2012, on note une économie apparente de 4,9 pour cent du PIB avec une contraction des dépenses courantes de 1,7 pour cent et des dépenses en capital de 3,2 pour cent dont 1,4 pour cent sur les ressources propres. 

Les soldes budgétaires ont été moins importants que prévus, alors que le constat fait état d’un solde budgétaire hors dons de -1,2 du PIB et un solde primaire excédentaire de 0,4 pour cent du PIB contre un objectif de -6,9 pour cent et -3,3 pour cent respectivement.

Au cours du premier semestre 2012, les flux commerciaux ont enregistré une amélioration de 1,8 point par rapport à 2011 grâce à «la hausse significative des cours mondiaux de l’or et du caoutchouc sur le marché international».

Selon la CTSM, les règlements du service de la dette extérieure ont été de 8,7 pour cent des recettes d’exportation, dont 6,9 pour cent et 1,8 pour cent pour respectivement le principal et les intérêts dus au 1er semestre 2012. 

Au plan national, les règlements du service de la dette intérieure n’ont été que de 2,6 pour cent des recettes fiscales au premier semestre 2012, dont 0,1 pour cent et 2,5 pour cent pour le principal et les intérêts respectivement. Ceci représente une baisse de 4,7 points par rapport à 2011 dont 0,2 point et 4,5 points pour le principal et les intérêts dus respectivement.

En juin 2012, la masse monétaire a été de 27,7 pour cent du PIB, soit une baisse de 6,1 points par rapport à 2011. 

Les avoirs extérieurs nets et les avoirs intérieurs nets ont respectivement atteint 13,4 pour cent et 14,3 pour cent du PIB en juin 2012, soit une baisse en glissement annuel de 7,0 points pour les avoirs extérieurs nets, contre un accroissement de 0,9 point pour les avoirs intérieurs nets. 

L’endettement du Trésor public auprès de la Banque centrale a chuté de 7,4 points, atteignant 9,1 pour cent du PIB en juin 2012 contre 16,6 pour cent en 2011, conclut le rapport.

 

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