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La guinéenne Khardiata Bâ enterre vivant son bébé de sexe féminin - La cour l'a condamnée à cinq ans de travaux forcés



Accoucher d'un enfant de sexe féminin, l'enrôler dans un sachet plastique pour ensuite l'enterrer vivant, telle est l'oeuvre de la Guinéenne Khardiata Bâ 'Mariama Diallo'. Ce crime odieux lui a valu cinq ans de travaux forcés. Et pour en avoir déjà purgé quatre, la coupable devra allonger d'un an son séjour à la prison de Rufisque.




Au septième jour de ses audiences, la cour d'assises de Dakar s'est penchée sur le crime d'infanticide, pour lequel la ressortissante guinéenne Khardiata Bâ dite 'Mariama Diallo' est mise sur le banc des accusés. En détention préventive depuis quatre ans, la mise en cause avait accouché d'un enfant de sexe féminin qu'elle enrôlera dans un sachet plastique pour ensuite l'enterrer vivant. En dépit des cris que lançait le bébé et qui ont alerté le voisinage. Cet acte odieux a été commis dans la nuit du 4 au 5 octobre 2006. Au terme du procès, qui a duré deux tours d'horloge, l'accusée a été reconnue coupable et condamnée à cinq ans de travaux forcés. Pour en avoir déjà purgé quatre en détention préventive à la Maison d'arrêt pour femmes (Maf) de Rufisque, Mariama Diallo devra prolonger son séjour carcéral, pour une année encore.




Le corps sans vie de l'enfant de sexe féminin a été découvert dans un sachet en plastique enterré devant le domicile du sieur Bara Cissé. Ce dernier a aussitôt informé les limiers du commissariat de police de Thiaroye qui ont procédé à l'audition de l'informateur ainsi que de ses colocataires Ndongo Cissé et Pape Alassane Thiam. Ces derniers vont suspecter leur cohabitante comme étant l'auteur des faits. Cet odieux crime a été découvert lorsque son voisin Ndongo Cissé a vu deux enfants de la dame creuser un trou devant l'immeuble. La vérification effectuée par ce dernier a permis de découvrir, dans le trou, le paquet contenant le cadavre du nouveau-né. Une autopsie effectuée a fait état d' 'une mort provoquée par strangulation chez un nouveau-né de sexe féminin, viable et ne présentant aucune malformation apparente'.


A la barre, la dame Mariama Diallo ne s'est pas reconnue dans les accusations portées à son encontre. Pour se tirer d'affaire, elle a soutenu ces propos: 'L'enfant n'a pas crié à la naissance. Le bébé est issu d'une union légale avec mon mari. Je sais que la vie d'une personne vaut plus que des milliards. Je ne l'ai pas tué par strangulation.' Lorsqu'elle a été appelée à livrer son dernier mot, elle a demandé la clémence du juge en versant des larmes. Les déclarations servies par la mise en cause lors de l'interrogatoire n'ont pas convaincu l'avocat général, Alioune Cissokho, qui a requis dix ans de travaux forcés. La défense, assurée par Mes Abdou Rakhmane Sow 'Lénine' et Fatoumata Sall, a plaidé l'acquittement pur et simple. Au bout du compte, Khardiata Bâ 'Mariama Diallo' a été reconnue coupable d'infanticide et condamnée à cinq ans de travaux forcés. Elle dispose ainsi de 15 jours francs pour relever appel de la décision.

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