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Publié par guineemoderne

Après le premier ministre et certains cadres de l’administration, c’est au tour du nouveau Gouverneur de la ville de Conakry (M. Camara) d’afficher sa partialité. 

Le RPG qui n’était pas prêt à aller aux élections le 19 septembre 2010, avait incité ses militants à la provocation du camp adverse. Ce qui explique d’ailleurs les incidents du dimanche 12 septembre dernier, histoire de semer le désordre, l’instabilité sociale conduisant à l’annulation du scrutin. Il y a eu des échauffourées qui ont amené les forces de l’ordre à procéder à des arrestations des militants des deux camps. 

Cependant quelques jours plus tard, l’UFDG constate du deux poids deux mesures de la part des autorités. Car des militants qui ont été arrêtés pour les mêmes faits, Comment se fait il que les uns (ceux du RPG) soient libérés et que 
les autres (ceux de l’UFDG et ses alliés) continuent toujours d’être incarcérés.

Après maintes démarches entreprises par l’UFDG pour la libération des leurs, le parti constate un refus catégorique de la part des autorités. C’est ainsi qu’il a décidé de lancer un mot d’ordre demandant à tous ses militants et ceux des partis alliés de rester à la maison, le lundi 20 septembre, jusqu’à ce que les autorités décident de la libération de ces citoyens détenus à tort.

Le rôle d’un gouverneur responsable devrait être de se soucier de la sécurité de ses concitoyens. Il devrait plutôt compatir, en cherchant à passer par tous les moyens pour que ces derniers recouvrent leur liberté.

Mais il a préféré plutôt proférer des menaces selon lesquelles « tout fonctionnaire qui s’absentera sera considéré comme un démissionnaire ; toute boutique qui fermera sera considéré sans propriétaire et tout centre commercial et station fermés leurs contrats seront résiliés».

Menacer des citoyens dont le seul crime qu’ils ont commis c’est d’avoir envisagé de manifester pacifiquement l’injustice dont ils sont victimes en restant à la maison jusqu’à ce que leurs compatriotes soient libérés.

N’a-t-on plus droit, dans ce pays, à la liberté d’expression? Ou bien c’est une manière pour Monsieur le nouveau Gouverneur de la ville de Conakry de se tailler une place importante dans le cœur du GENERAL en cherchant à être son 
« MOUSSA KEITA »? Si le passé ne lui sert pas de leçon, qu’il s’attende à se retrouver dans le même sort que ce dernier. Car le mieux aurait été pour lui de chercher partout les moyens à démolir les multiples montagnes d’ordures qui 
l’attendent à travers la ville. 

C’est pourquoi, si ELHADJ CELLOU DALEIN DIALLO affirme avoir peur d’un autre 28 septembre, il sait de quoi il parle. Car si le peuple est opprimé, arrêté, incarcéré arbitrairement, ses plaintes restent lettre morte, et qu’on lui prive aussi de son droit de protester, de manifester son ras le bol en restant tout simplement à la maison, la descente dans la rue restera la seule alternative pour lui, pour se faire entendre.

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