/>

RTG GUINEE LIVE

Les news en continu


Get Your News Widget

Publié par bouba/rfi

http://www.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_43_large/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/2010-06-30T210648Z_1981755879_GM1E6710DU701_RTRMADP_3_GUINEA-ELECTION_0.JPG

 

A l'approche du second tour de la présidentielle guinéenne du 19 septembre, un juge a prononcé le 9 septembre une peine d'un an de prison contre le président de la Commission électorale nationale indépendante et contre l'un de ses collaborateurs suite à une plainte d'Alpha Condé, le candidat du Rassemblement du peuple de Guinée. Ce dernier reprochait aux deux hommes d'avoir fait disparaître des procès-verbaux à l'issue du premier tour du scrutin. La défense de son côté accuse le RPG d'instrumentaliser l'affaire, et le parquet a décidé de faire appel de cette décision.

 

Cité par le RPG (Rassemblement du peuple de Guinée) d’Alpha Condé à comparaître pour fraude électorale, les deux prévenus -le président de la Commission électorale nationale indépendante, Ben Sekou Sylla, et l’un de ses plus proches collaborateurs El Hadj Boubacar Diallo, responsable de la planification de la Ceni- ont été condamnés à un an de prison ferme et à 2 millions de francs guinéens d’amende par le président du tribunal de Dixinn, Seydouba Camara. La réaction du procureur de la République, Boubacar Bah, ne s’est pas fait attendre :

« Je crois que le ministère public sera obligé de procéder à un appel, dès lors que certaines dispositions de la loi n'ont pas été observées et surtout, la récusation du président. Ces dispositions n’ont pas été observées par le siège. Le ministère public n’a jamais eu l’opportunité de parler sur le fond de cette affaire. Il se réserve donc le droit de faire appel. »

 

Pour la défense, le juge a été instrumentalisé pour aboutir à ce verdict. Explications de Maître Boubacar Barry : « Après avoir échoué dans leur stratégie de révision constitutionnelle déguisée, aujourd’hui, le RPG et son candidat sont en train d’instrumentaliser la justice pour aboutir à leur fin. Et sa stratégie aujourd'hui, c’est de tout faire pour que ces élections ne se tiennent pas à la date convenue. Cela consisterait à organiser une implosion de la Commission électorale nationale indépendante afin que la structure chargée d’organiser les élections ne puisse pas être à la date prévue pour pouvoir mener à bien sa mission. »

Commenter cet article