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La Guinée nouvelle

Le Procès des narcos débute ce Lundi en Guinée



Après le boycott des assises par les avocats pour ingérence de l’exécutif dans le judiciaire, le procureur de la cour d’appel de Conakry a indiqué aujourd’hui, au cours d’un point de presse, que l’ouverture des assises est prévue pour le 29 mars  prochain.



M. Paul Mastragi Fofana a porté à la connaissance de la presse que 115 cas figurant sur le registre de la cour d’appel dont  les dossiers très délicats des supposés narcotrafiquants. L’arrivée du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) à la tête du pays après le décès du général Lansana Conté a permis d’arrêter plusieurs hauts cadres militaires, civils et hommes d’affaires qui seraient impliqués dans le narcotrafic. Tous ces suspects ont été mis à la disposition de la justice pour un jugement équitable. Ces personnalités ont été arrêtées selon le procureur dans le cadre de la lutte contre le trafic international de la drogue. M. Paul Fofana a juré que tous les principes universels de droit seront respectés dans ces assises pour que chacun bénéficie d’un jugement équitable.




 Parmi ces principes, il faut préciser que le jugement soit ouvert au public, reconnaître que toute personne est déclarée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été prononcée par un tribunal et qu’enfin chaque suspect aura droit à un avocat pour le défendre.



Pour le procureur général en aucun cas l’article 33 du code pénal n’a été violé. Il s’est défendu en indiquant que toutes les personnes interpellées l’ont été sur la base de l’autorité publique de l’Etat. Il faut rappeler que les avocats ont, dans une conférence de presse tenue récemment, dénoncé la détention prolongée de leurs clients, parlant d’une violation de l’Etat de droit et des droits des personnes suspectées. M. Fofana a estimé que suite à la délicatesse des enquêtes et du dossier, le délai de détention des narcotrafiquants peut aller d’un an à 24 mois selon l’article 142. 2. aliéna 2 et 3.



Interrogé sur les modalités de détention et de libération, le procureur a dit que tous les dossiers qui ont bénéficié d’un non lieu, ils ont constaté qu’il n’y avait pas de charges. « La liberté provisoire peut être demandée à tout moment de la situation » a précisé le procureur. Avant de dire pour paraphraser un grand penseur qu’il vaut mieux libérer dix coupables que de condamner un innocent. Aujourd’hui, l’on se pose la question de savoir, si après tant de reports, si ces assises auront lieu réellement ce lundi comme prévu. Reste à savoir sur quelle base, le corps judiciaire est parti pour ramener les avocats qui étaient en mouvement de grève et qui ont demandé le départ pur et simple du ministre d’Etat, chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le grand banditisme, le lieutenant Colonel, Tiégboro Camara. Autant de questions qui méritent de l’attention du public guinéen et de la communauté internationale pour que la vérité triomphe dans ces jugements.

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