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Publié par Pathé MBODJE, journaliste-sociologue

Avec la victoire programmée de l'opposition malgré les obstructions du régime de Condé, une nouvelle période d'incertitudes s'ouvre en Guinée. Autant dire que le pays d'Alpha Condé attend toujours Godot.

 

Il ne le voulait pas et c'est quand même arrivé : le Pr Alpha Condé n'est pas le seul président guinéen élu (démocratiquement ?) au suffrage universel, il est aussi celui par lequel la cohabitation se vérifie en Guinée ; les législatives du 28 septembre dernier consacrent en effet l'opposition, principalement l'Union des Forces démocratiques de Guinée de l'opposant Cellou Dalein Diallo. En attendant la publication des résultats et leur homologation, les projections faites à partir de sondage sortie d'urne donnent l'opposition largement en tête. 

 
 Les résultats officiels devraient en effet confirmer les tendances observées depuis lundi, avec le dépouillement du vote qui consacrait Dalein Diallo crédité d'une avance confortable sur les autres ; à lui seul, en effet, il représentait 40% du suffrage exprimé. 

 
Après plusieurs reports et moult hésitations à partager un pouvoir qu'il a mis plusieurs années à conquérir, le Pr Alpha Condé a accédé à la pression de la communauté internationale, la France en tête, en organisant un 28 septembre de triste mémoire les législatives en Guinée. 

 
Ainsi, Ils étaient cinq millions d'électeurs guinéens à se rendre aux urnes pour élire leurs députés, après une série de manifestations de l'opposition marquées par de nombreux morts devant les atermoiements du pouvoir à organiser ces joutes trois ans après la présidentielle. 

 
Ces législatives, les premières depuis 2002, ont mobilisé les Guinéens qui ont répondu en masse (près de 80 pour cent). 1 714 candidats se disputaient les 114 postes de parlementaires dans une bipolarisation Rassemblement du peuple de Guinée du président Alpha Condé, et l'Union des forces démocratiques de Guinée du principal opposant Dalein Diallo qui a fait un score appréciable chez les Guinéens de l'extérieur 


Rien n'a donc été épargné au président guinéen, après ce pied de nez électoral : ni la froideur de François Hollande qui l'a toujours invité à organiser ces législatives, depuis la visite du Pr Condé en France, en juillet 2012, ni les pressions internationales avec ces curieuses notes de la CIA et de la DGSE annonçant un coup d'Etat à Conakry (Le Canard enchaîné) 2013/9/25), ni, enfin et même des rumeurs concernant l'interpellation d'un proche en Europe, à la veille du scrutin, avec des valises remplies d'argent. 

 

ferloo.com

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