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Publié par bouba/rfi

 

 

Cinq millions d'électeurs guinéens sont appelés aux urnes depuis ce matin, samedi 28 septembre, pour élire leurs députés. Ces premières élections législatives libres du pays avaient fini par prendre des allures de serpent de mer. Elles ont connu une rafale de reports et ont été précédées par des vagues de manifestations de l'opposition, émaillées de violences politiques meurtrières. Les dernières élections législatives en Guinée remontent à 2002, sous la dictature militaire de Lansana Conté.

« Je suis venu de loin, de Guéckédou, en Guinée forestière, c’est là où je travaille. Mais comme aujourd’hui on doit vraiment respecter les droits civiques, j’ai effectué mon déplacement pour exprimer ma volonté. Je suis venu de Guéckédou parce que c’est ici que je suis recensé, bureau numéro 3 ! », raconte un électeur qui a fait 1 000 kilomètres pour voter à Conakry.

Des dysfonctionnements à Conakry

Ce qu’il faut d’abord noter dans la capitale guinéenne, c’est un très fort engouement populaire. Dans tous les quartiers, de Kaloum à Coléah en passant par Dixinn, La Minière, Matoto, Sangoya, Simbaya, Wanindara,  les électeurs se pressent dans les bureaux de vote.

Il faut aussi relever beaucoup de dysfonctionnements et notamment du manque de matériel. A Simbaya et Sangoya, dans les bureaux de vote, il manque soit des CD, soit des procès verbaux ou encore des étiquettes qui identifient des procès verbaux. Il manque même parfois des bulletins de vote. Alors la Céni patrouille de quartier en quartier, elle va de bureau de vote en bureau de vote, elle a promis d’apporter le matériel. En tout cas, dans certains endroits, elle est très attendue.

Des électeurs enregistrés, mais qui n’ont pas reçu leur carte, ont manifesté leur dépit de ne pas pouvoir voter. Il y a même eu quelques échauffourées, mais sans gravité, comme dans le quartier de Maleya. Le président Condé a voté, pour sa part, à Boulbinet dans la commune de Kaloum et il s’est dit convaincu que la Guinée ira de l’avant après ces élections. En tout cas, dans la capitale, à Conakry, les électeurs ont répondu présents et, la plupart du temps, dans le calme.

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